Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre [email protected]

Côte d’Ivoire – Réunification du FPI: Affi N’guessan claque la porte au nez des pro-Gbagbo

Le président de la branche légale du Front populaire ivoirien (FPI) s’est retiré des négociations en cours pour la réunification du parti créé par Laurent Gbagbo. Pascal Affi N’guessan l’a annoncé, lundi, via un communiqué, rendu public.

L’ancien Premier ministre ivoirien, Pascal Affi N’guessan, s’est soustrait des négociations en vue de l’unification du Front populaire ivoirien. Et pour cause, il accuse les pro-Gbagbo d’avoir engagé le parti dans une coalition avec le PDCI, alors que le processus de réunification enclenché à l’interne du parti reste suspendu.

Le FPI a « décidé de suspendre sa participation aux négociations en attendant d’être instruit sur les motivations qui ont justifié la signature par le  groupe représenté par le camarade Assoa Adou d’un accord avec le PDCI et leurs conséquences pour le FPI en cours d’unification », a écrit l’ancien locataire de la primature.

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Pour Affi N’guessan, cette décision est consécutive au refus de Assoa Adou de mettre en priorité la réalisation de l’unité, qui conférera plus de force au parti en vue de la reconquête du pouvoir. Il exige donc que les Pro-Gbagbo devrait suspendre, pour une durée de deux semaines, les activités prévues avec le PDCI et mettre à profit ce temps pour finaliser le processus d’unification du parti.

C’est un nouveau coup dur pour la gauche ivoirienne, divisée depuis quelques années. Lors de la rencontre, entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’guessan à Bruxelles, les deux personnalités s’étaient engagées pour une réunification du parti,avant la présidentielle de 2020. Si l’annonce avait été bien accueillie à Abidjan, les deux parties peinent à se passer de leur égo pour avancer dans les travaux.

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Dans la foulée, la levé des restrictions imposées au natif de Gagnoa, qui pourra désormais fouler la terre ivoirienne, est perçue comme un ultimatum au frondeurs. Mais ce qui est clair, l’ex-chef de gouvernement a réitéré se ranger derrière son leader au cas ou ce dernier aura l’intention de briguer à nouveau la magistrature suprême, dix ans après la crise post-électorale, qui a fait au moins 3.000 morts.

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