Bénin – Nigéria: la fermeture des frontières est une opportunité, selon Arnaud Akakpo

La fermeture des frontières terrestres, entre le Bénin et le Nigéria, ne doit pas continuer à affoler les Béninois. C’est ce que pense le président de la chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Arnaud Akakpo, qui invite ses concitoyens à y voir une opportunité.

Le 20 août 2019, les autorités nigérianes ont décidé de fermer les frontières terrestres et d’interdire toute importation ou exportation de marchandises par la route avec les pays voisins (Bénin, Niger, Tchad et Cameroun). Loin des inquiétudes que suscite le temps de fermeture, le président de la CCIB, Arnaud Akakpo, estime que la situation doit être perçue comme une opportunité.

A la faveur d’un entretien qu’il a accordé au quotidien « Fraternité », Arnaud Akakpo, exposant le rapport de l’impact économique de la Covid-19 sur les entreprises, a indiqué que l’institution consulaire a décidé de renforcer les relations avec ses homologues du Nigéria et de la sous-région, afin que le Bénin, de par sa position géographique, devienne le pôle industriel de la sous-région ouest-africaine.

Pour lui donc, la fermeture des frontières nigérianes ne doit pas affoler. Il trouve dans cette fermeture une opportunité évidente à mettre au profit du Bénin. Pour attester que cette fermeture constitue, en effet, une opportunité, il prend l’exemple de la vente de l’essence frelatée. Selon lui, la rareté de ce produit a occasionné la hausse de son prix aux abords des voies et a amené les populations à adopter les stations-services, qui paient des redevances à l’Etat.

La contrebande, cause officielle de la fermeture des frontières

Selon les autorités d’Abuja, la fermeture des frontières terrestres avec le Bénin vise officiellement à lutter contre la contrebande, alors que les marchands frontaliers sont accusés d’acheminer au Nigeria des milliers de tonnes de riz par an et de s’y approvisionner en carburant, illégalement.

Selon Buhari, ces importations massives et frauduleuses, depuis le Bénin, ont des répercussions négatives sur le programme d’autosuffisance en matière de production de riz que son pays a atteint, grâce à la stratégie mise en œuvre, ces dernières années, par le gouvernement fédéral.

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