Bénin – Election des Maires: Patrice Talon dit non à une alliance entre « ses partis » et les FCBE

Dans le cadre de la désignation des Maires, la loi interprétative du Code électoral, validée par la Cour constitutionnelle et en attente de promulgation, offre trois cas de figure. L’un d’eux donne la possibilité d’alliance entre les partis en compétition. Mais, dans le cas actuel, le président Patrice Talon s’oppose à une alliance entre les partis de la mouvance et les FCBE, seul parti de l’opposition dans le jeu.

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Pour la désignation des Maires dans le cadre des élections communales de 2020, il n’y aura pas d’alliance entre l’Union Progressiste (UP) et les FCBE ou encore entre les FCBE et le Bloc Républicain. Le président Patrice Talon, chef de la mouvance, s’y oppose. « J’ai dit aux partis politiques concernés que je ne suis pas favorable à des alliances entre les partis de l’alliance gouvernementale avec les FCBE », a-t-il déclaré.

Cette position du Chef de l’Etat brise les minces espoirs du parti Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), qui serait dans la logique d’une alliance avec l’UP ou BR, afin de prendre quelques communes dans lesquelles aucun parti n’a la majorité absolue. En tous cas, le président Patrice Talon a été clair sur la question et n’a pas caché son avis à ses partenaires politiques. « Je verrai d’un mauvais œil que l’UP s’associe aux FCBE dans une localité ou bien que le BR s’associe aux FCBE dans une localité », a-t-il confié.

Le nouveau mode de désignation des Maires proposé dans la loi interprétative du Code électoral.

  • 1er cas de figure : un parti politique à la majorité absolue, le parti désigne directement le Maire et ses adjoints et le notifie au Préfet;
  • 2è cas de figure : si aucun parti n’a la majorité absolue, deux ou trois partis peuvent s’entendre sur la base d’un accord de gouvernance communale et désigner l’exécutif communal;
  • 3ème cas de figure : les partis n’ont pas pu s’entendre pour signer un accord, là ils vont en compétition. Les conseillers vont élire le Maire pour les départager, mais toujours à la majorité absolue.

Pour justifier cette relecture de la loi en plein processus électoral, les députés initiateurs évoquent les agissements de certains conseillers communaux, qui s’opposent aux choix de leurs partis. « Des conseillers une fois élus se croient indépendants, ne suivent plus les lignes des partis », a affirmé le député Abdoulaye Gounou.

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