Afrique: après la Covid-19, vers la Covid-25 ?

C’est le sujet de méditation que lance le professeur Simon Narcisse Tomety dans une tribune sur sa page Facebook: le prochain coronavirus a pour nom Covid25; chômage des jeunes.

Selon le professeur, très préoccupé, “nous préparons un grand brasier en Afrique.” Un brasier qui consummera toute l’élite africaine comme les professeurs qui “seront chassés des universités par les anciens étudiants au chômage depuis 10 ans” ; les régimes politiques qui “tomberont à tour de rôle” , les pilleurs de deniers publics qui “seront pourchassés jusqu’à leurs derniers retranchements”. Car, affirme Narcisse Tomety, “nous sommes sur le chemin de Covid25.” 

Ce n’est plus l’époque où l’enseignant peut venir débiter des livres et mettre des notes à ses étudiants.

Si ton enseignement ne règle aucun problème dans la résolution des faiblesses de la cité, on te dégage pour incompétences et déficit de valeur ajoutée. Tu peux ramasser tous les grades du CAMES, tu seras dégagé.

Il faut pour cela revoir les critères d’évaluation des enseignants sous trois angles, préconise le professeur Narcisse Tomety.

1/ qualité du message pédagogique de l’enseignant selon les apprenants (8/20)

2/ qualité des enseignements selon la contribution à la résolution des problèmes de son pays et/ou du continent (8/20)

3/ qualité de l’enseignement de l’enseignant selon le CAMES (4/20)

En clair, pour Narcisse Tomety, l’enjeu pédagogique est de renforcer le contrôle social et la valeur ajoutée de l”offre éducative pour le pays afin de mettre fin à ce réseau d’enseignants sans vocation qui sont dans l’enseignement rien que pour arrondir leurs fin du mois.

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