[Exclu] Tchad: le calvaire lié au coronavirus

Pour lutter contre le coronavirus, le gouvernement tchadien a pris d’importantes mesures pour freiner la propagation de la pandémie. Et comme dans beaucoup de pays africains, ces mesures ne sont pas sans effets secondaires sur la population. Situation difficile, un citoyen tchadien, vivant à N’djamena, se confie à BENIN WEB TV.

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Après la fermeture d’aéroports et la mise en place des contrôles de température aux postes frontaliers, le Tchad a renforcé ses mesures de lutte contre le coronavirus, après que le pays a enregistré un cas de la maladie. Jeudi, le Tchad a instauré un couvre-feu de 19h à 6h pour une période de deux semaines renouvelable à N’Djaména, ainsi que dans quatre provinces méridionales du pays. Cette nouvelle mesure, ajoutée à celles existantes, rend la vie plus compliquée à la population, qui se nourrit en majorité de ses revenues journalières.

Selon les confidences qu’a faites, à BENIN WEB TV, un citoyen tchadien, vivant à N’Djamena, la situation est difficile: « Le plus mauvais, c’est le transport urbain, le coût des vivres; le plus grave, c’est le couvre-feu à 19h. Il fait extrêmement chaud à Ndjaména et l’électricité est devenue comme de l’or. On est obligé de dormir que dans la cour », a déploré notre source, qui a préféré garder l’anonymat. Elle explique cependant que l’électricité vient à 3h; et à 7h, il n’y en a plus. « Mais, entre samedi et dimanche, il y a une journée parmi les deux, qu’il y a le courant toute la journée », a-t-elle ajouté.

Réfractaire!

Dans cette situation de crise sanitaire, beaucoup de personnes ne se plient par aux mesures de lutte contre le coronavirus, imposées par les différents Etats. Le constat est fréquent dans plusieurs pays africains, et certains tchadien ne font pas l’exception.

« Moi personnellement, je suis obligé de travailler car nous les plombiers on est des fois comme les médecins, même parfois dans la nuit…Si quelqu’un m’appelle qu’il a panne chez lui et qu’il n’a pas de l’eau, je suis obligé de rétablir l’eau chez ce dernier…Je n’ai même pas un peu peur de cette maladie », a-t-elle confié, avant de conclure en ces termes: « Je me dis intérieurement que je suis plus fort que cette maladie, donc je n’ai pas peur ».

Cette dernière déclaration est à l’instar de plusieurs autres qui circulent sur les réseaux sociaux et témoignent combien de fois les africains ne prennent par au sérieux cette pandémie du coronavirus, qui tue considérablement dans le monde. D’autres pensent même que cette maladie n’est pas pour l’Afrique. Il urge donc que les gouvernements sensibilisent davantage pour faire savoir aux uns et aux autres, jusqu’au citoyen lambda, que le coronavirus est réel, existe et ne fait aucune distinction de peau, encore moins de rang social.

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