Sextape ecole @ capture Facebook

Bénin: les élèves auteurs de vidéos érotiques mis à l’abri

Quatre élèves, auteurs de vidéos pornographiques qui font depuis quelques jours le tour des réseaux sociaux, sont désormais dans les mailles de la justice. Il ont été interpellés par les éléments de la police républicaine et gardés à vue pour la suite de la procédure.

Nos Lycées et collèges, réputés être des nids d’éducation et d’apprentissage, hébergent de plus en plus des enfants, dont l’éducation a totalement échappé à leurs géniteurs. Actes de vandalisme, de gangstérisme, de déviances sexuelles, deviennent le lot des scènes dramatiques qui s’enregistrent de plus en plus, au sein de nos établissements scolaires. Le dernier cas en date est celui des élèves de certains établissement bien connus de Cotonou, qui ont tourné, comme des acteurs hollywoodiens, des séquences de vidéos érotiques, qui font le tour des réseaux sociaux.

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Pour décourager cette déviance juvénile, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Cotonou s’est auto-saisi du dossier. Aux dernières nouvelles, les quatre élèves auteurs de ces vidéos ont été interpellés et gardés à vue. Ils seront présentés les jours à venir au procureur de la république pour la suite de la procédure à leur encontre.

Le cas du Lycée Bouké de Parakou

Loin d’être un fait isolé, ces actes de déviance dans les centres d’éducation deviennent préoccupants et doivent amener les parents à leurs responsabilités. En effet, au cours d’un conseil de discipline convoqué le jeudi 26 mars 2020 par le proviseur du lycée Mathieu Bouké de Parakou, huit élèves dudit établissement ont été exclus en présence de leurs parents, impuissants devant les faits reprochés à leurs enfants.

Selon l’explication donnée par le proviseur Boni Yarou Allassane, certains élèves, filles comme garçons, se sont constitués en un réseau dénommé “CITY GANG“. Ils sont pour la plupart des élèves de 6è en 4è. Ce réseau s’est spécialisé en gangstérisme, vol, viol; et sème la terreur au sein du lycée. A en croire le témoignage du proviseur, le groupe opère en bande organisée, vous provoque, vous tend un guet-apens et s’occupe de votre sort.

C’est ainsi qu’un scout a été sauvagement tabassé par le groupe avec des lanières en fils électriques, pour avoir aidé le surveillant général à corriger un des leurs, qui faisait preuve d’indiscipline. Le jeune scout pris au piège n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des militaires qui faisaient du footing et qui par un hasard ont pris par ce lieu.

Selon la même source, un élève du réseau en classe de 6è a enceinté une fille de la classe de 4ème. Dépassé par le cas de ces apprenants, le proviseur a convoqué un conseil de discipline à l’issue duquel il a été décidé purement et simplement de leur exclusion.

La responsabilité des parents est entière

Il est vrai que nous sommes dans une société qui brille de plus en plus par le contre-exemple et les contre-valeurs. Une société où le vice est exalté et la vertu, rejetée. Une société dans laquelle la confusion entre le bien et le mal est entière. Dans une société où il n’y a plus de repère, seul les parents doivent rester les guides de leurs progénitures. Dans un pays comme le Bénin qui peine à se développer du fait des aînés qui ont fait pacte avec toutes les compromissions, l’espoir doit être la génération future. Si nous abandonnons cette génération à toutes formes de déviance, nous contribuerons à créer une société où il serait mal aisé de vivre.

Si nous voulons préserver une société où vivre dans la quiétude reste possible, nous devons renouer avec les valeurs; d’abord au sein des famille, mais aussi dans nos centres d’éducation, par  l’apprentissage de la morale. Nous avons la responsabilité collective de ne pas faire, de la société dans laquelle nous vivons, un nid d’insécurité, en démissionnant à tous les niveaux. A cet effet, la promptitude du procureur est à saluer et l’exemplarité de la sanction qui sera appliquée à ces élèves servira certainement de leçons aux autres qui seront tentés par les mêmes déviances.

10 commentaires
  1. Vesanes dit

    Bonjour, il est bien et nécessaire de savoir ce qui se passe dans le monde.

    1. Jesuisunevictime dit

      Les africains ont le sexe à la place du cerveau mais faut rien dire sous prétexte de faire du rascisme !!! Dégénèré congenitaux va !

      1. Etalors dit

        Manges tes morts . Tu veux que je rapelle le nombre de sextape qui courts sur le web et l’emplacemets des sieges de pornhub . J’ai un mots pour toi raciste en quoi le fait qu’il soit Africains te permet de mettre en cause un cause un continent entiers connards. Tu ne cherche qu’un prétexte FDP.

      2. Biko dit

        J ai pitié pour toi… Même mon chien est plus intelligent que toi…
        Tes propos viennent de l’éducation que tu as reçu de tes idiots de géniteur

    2. Anonyme dit

      Oui

    3. Anonyme dit

      Peut être que toi aussi ta le sexe a la place du cerveau car une personne normal ne dirait op ces choses, va te faire voir espèce de raciste de merde , que vous le voulez ou nn les noirs existeront toujoirs

  2. Biko dit

    J ai pitié pour toi… Même mon chien est plus intelligent que toi…
    Tes propos viennent de l’éducation que tu as reçu de tes idiots de géniteur

  3. Serge Wilfried ADJALLA dit

    Béninwebtv, bonjour! Merci pour cet article.
    J’ai aimé qu’enfin quelque chose soit fait par la société contre ses enfants en perte de boussole. Des actes comme ceux-là, qui commencent par l’irrévérence notoire et des injures publiques sens dessus et dessous, ne peuvent être toléré dans une sociétés de gens organisés.

    La discipline commence à la maison, et c’est là toute la responsabilité des parents et des familles qui malheureusement ont assurément failli à leurs mission d’éducateurs. Mais au-delà de la maison, c’est la société à travers ses instruments de régulation sociale et d’application des lois, de la morale et de l’éthique qui commence action. C’est pourquoi nous devons nous réjouir de ce que le Procureur de la République ait pu lancer les poursuites à l’encontre des auteurs juvéniles de ses bassesses grossières.

    Mais ce n’est pas fini! L’action de notre société ne peut pas s’arrêter là! Non seulement nous devons interpeller les géniteurs et les familles, mais aussi la responsabilité est aussi celle des écoles et du système éducatif d’une part, et d’autre part, celle, comme vous l’avez écrit, des modèles hors normes morales, éthiques et légales que produit la communauté, la société sous les yeux de ces enfants livrés à eux mêmes.
    Point besoin de m’en expliquer davantage ici!
    Mais je serais le ministre en charge de l’éducation que je prononcerais les mesures suivantes:
    – ouverture d’une réelle enquête (due diligence visant à comprendre les faits, et les facteurs de ces phénomènes dans chaque établissement, ce que l’on appelle l’arbre des cause pourrait être utilisé ou d’autres techniques de diagnostic sérieux)
    – situer les responsabilités des dirigeants desdits établissements, celle des enseignants normalement en charge pendant les horaires au cours desquels les dérapages ont été perpétrés, car, lorsque les enfants sortent de la maison pour l’école, ils sont sous la responsabilité de l’école, prolongement de la famille.
    – prendre des mesures de sanctions contre les enseignants responsables et les dirigeants de l’établissement pour toutes les exactions commises dans l’enceinte de l’établissement. Responsabilité des maîtres et maitresses du fait des apprenants dont ils ont la garde.
    – prendre toutes les mesures necessaires contre les établissements privés concernés. Ils pourraient se voir déclassés immédiatement et prendre leur agrément pour les uns et se remettre au pas pour les autres.
    – faire prendre à tous les chefs d’établissement privés comme publics, des engagements de prestations conformes à un cahier des charges dûment signé par eux pour l’atteinte des exigences de qualité d’encadrement, de suivi, de réduction des risques et de satisfaction des parents et de la hiérarchie ministérielle.
    – permettre à la justice, de prendre le relai, au-delà des mesures disciplinaires, afin que la correction judiciaire puisse intervenir pour ne pas laisser courir les rues de jeunes délinquants scolaires finalement déscolarisés et livré à une société familiale dépassées. Notre pays dispose de centres spécialisés pour redresser les mineurs en déroute. Nos centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence sous l’égide du ministère de la justice sont un bon instrument correctionnel de redressement de ces mineurs délinquants afin qu’ils aient une chance de revenir à une vie mieux cadrée.

    À messieurs les ministres de l’éducation et de la justice, il faut dire les félicitations pour ce qui est fait et espérer que la qualité du suivi ou de la surveillance des enfants va s’améliorer bientôt et que la justice ne laissera pas dans nos rue de futurs malfrats renvoyés des écoles.

    C’est cela mon long commentaire à chaud sur le sujet. Je vous remercie de l’avoir lu.

    1. LABOUDA dit

      La société béninoise tout entière est
      punissable à mon avis pour ces actes posées par, je dirai nos enfants. Chacun autant que nous sommes, à l’obligation d’offrir à nos futurs citoyens, un environnement saint et épanoui pour la gloire future de notre cher Pays le Bénin. J’ai eu la chance d’écouter l’histoire sinon la vie d’un certain nombre de ces élèves, c’est vraiment très triste…

  4. Souleymane altine dit

    Vraiment il faut que l’état intervient dans l’affaire si non clé de la réussite deviendra une gone de pornographie

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