Bénin – communales 2020: les choses se compliquent pour Paul Hounkpè et les FCBE

Le secrétaire exécutif national du parti des forces cauris pour un Bénin émergent a désormais la coudée franche pour conduire à sa guise le parti. Mais cette totale liberté qu’il vient d’obtenir avec la démission du leader charismatique lui imposera bien de défis à surmonter. 

Il a pris de cours ce dimanche 5 Avril 2020 tous ces partisans ( du moins certainement ceux du camp Hounkpè) en annonçant, pas son retrait du poste de président d’honneur mais celui du parti des forces cauris pour un Bénin émergent. Lui, c’est l’ancien président de la République, Thomas Boni Yayi.

Cette démission du leader charismatique du parti FCBE vient certainement bouleverser la donne. L’actuel secrétaire exécutif national du parti qui conduit avec rigueur et dans la sérénité la destinée du parti de façon opaque selon le camp Yarou aura de fil a retordre les jours à venir pour maintenir la stabilité au sein de cette formation politique. Au fond, le “capitaine” Paul Hounkpè est confronté à de multiple défis auxquels il doit faire face avec sang froid lucidité et pragmatique.

Le premier défi, c’est de se préparer au départ incontesté de certains responsables qui vont suivre le chemin tracé par le leader charismatique du parti. Il s’agit notamment des responsables du camp conduit par l’honorable Nourénou Atchadé et l’ex coordonnateur Eugène Azatassou.

Le second défi qu’il doit relever, c’est parvenir à maintenir le maximum de militants candidats sur la liste en vue des élections Communales à venir. Ce défi pourrait se révéler être de moindre importance au cas où les allégations du président d’honneur ne seraient pas vérifiées. En effet, Boni Yayi aurait reçu confirmation auprès de plusieurs coordonnateurs départementaux que les personnes positionnées ne sont pas pour la plupart celles contenues dans le rapport transmis par les coordinations départementaux. Ce soupçon, c’est l’honorable Nourénou Atchadé qui l’avait agité accusant Paul Hounkpè de confessionner dans l’opacité la liste de candidature. En tout état de cause, Même si l’actuel SEN FCBE parvient à contenir le vent d’une démission de masse; il aura du mal à gérer les actions sur le terrain.

La démobilisation en ligne de mire

L’autre véritable défi à relever par le secrétaire exécutif national du parti FCBE, est le défi de la démobilisation. Qu’il vous souvienne qu’au cœur même de la crise, le président d’honneur du parti prétextant des vœux de fin d’année a tenu des séances de travail avec des militants et surtout avec des coordonnateurs départementaux qui ont porté à l’attention du président d’honneur leur désaccord sur la manière dont le parti est gouverné par le ministre Paul Hounkpè.

Ce lot de militants a d’ailleurs exigé en son temps la tenue du conseil national du parti avant toute participation aux Communales 2020. Le SEN FCBE aura donc du mal à empêcher la démission de ces militants. Etant pour la plupart des responsables dans leur localité, ceux-ci se donneront certainement à des actes de démobilisation sur le terrain.

A Lire aussi: Bénin : les trois raisons qui justifient la démission de Boni Yayi du parti FCBE

Le second vrai défi auquel doit faire face le ministre Paul Hounkpè, est le défi des 10% exigés par le nouveau code électoral. En dehors du département du Littoral et de l’Atlantique actuellement assiégés par les deux blocs du chef de l’Etat, le parti Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) n’a véritablement d’encrage que dans la partie septentrionale du pays et dans une certaine mesure dans les collines. Une tournée d’explication organisée par le camp hostile à Paul Hounkpè suffit pour faire voler en éclat le rêve porté par les responsables de cette formation politique d’arracher plusieurs mairies.

L’une des conséquences éventuelles de la démission de Boni Yayi serait la diminution du taux de participation des électeurs dans ces zones contrôlées par ailleurs par le Bloc républicain. Se serait donc presque un défi insurmontable pour les FCBE d’obtenir les 10% exigés par la loi encore moins contrôler des mairies dans un tel scénario.

De-Laure Faton comme dans un conte de fee

Dans une publication sur sa page Facebook en début de semaine, le Secrétaire à l’économie numérique du parti des forces cauris pour un Bénin émergent (fcbe), De-Laure Faton a éclairé l’opinion nationale sur les motivations du parti FCBE en se conformant aux exigences du ministère de l’intérieur afin de faire participer le parti aux prochaines élections Communales. Répondant à ceux qui estiment que le parti FCBE est désormais devenu un troisième bloc politique du président Patrice Talon, il affirme dans son post que leur parti ne saurait être un appendice du chef de l’Etat. « nous avons un objectif principal qui est de faire partir le régime de Patrice Talon en 2021 à travers les urnes. » martèle-t-il pour justifier la posture actuelle du camp Hounkpè.

Des déclarations qui n’ont pas convaincu grand monde quand on connait la crise interne que couve le parti. D’ailleurs, pour bon nombre d’observateurs de la vie politique béninoise, aucun parti de l’opposition ne peut prendre le pouvoir les 20 prochaines années au vue du contexte politique actuel où tout se fait avec minutie.

Le parti forces cauris pour un Bénin émergent en tant que parti politique d’opposition isolé participant aux élections Communales de 2020 ne peut véritablement faire une performance au point de parvenir à éjecter  en 2021 le chef du régime de la rupture. Pour ces analystes, le Secrétaire à l’économie numérique du parti des forces cauris pour un Bénin émergent (fcbe), De-Laure Faton nage plutôt dans un conte de fée. La démission du président Boni Yayi du parti, conforte la position de ces derniers qui doutent de la performance du parti FCBE pour les communales prochaines.

La solidarité des deux blocs est peut-être la solution

Au niveau de la commission électorale nationale autonome, on connait déjà les partis en lice pour le compte des élections Communales du 17 Mai 2020. Au titre des formations politiques en lice, seul le parti se déclare parti de l’opposition. Au terme des dispositions des nouvelles lois électorales; pour être candidat aux élections présidentielles, il faut être porté par des élus: des parlementaires ou des maires. L’assemblée nationale est déjà totalement acquise au président de la République.

Le schéma qui risque de se présenter en 2021 si le parti FCBE, seul parti d’opposition dans la course fait piètre figure, c’est que le président Patrice Talon risque d’être le seul candidat à sa propre succession ou il sera obligé de se désigner un challenger au sein de ses soutiens. Pour éviter ce schéma qui n’honorera pas certainement le  Bénin, les deux blocs du chef de l’Etat peuvent toujours soutenir sur le terrain le parti FCBE pour qu’il parvienne à obtenir quelques élus pour que le schéma des dernières législatives regretté par tous ne se reproduise.

De toutes les façons, il y a toujours possibilité de modifier les lois électorales pour sauter le verrou du parrainage pour que les prochaines élections présidentielles ne soient pas sans enjeu. Il en va de l’image du pays.

2 commentaires
  1. saturnin dit

    looooooooolllll je ris jusqu’aaaaa
    beninois, beninois, regardez moi sa tete…
    il croyait vraiment pouvoir manipuler tout le monde jusqu’a forcer yayi a rester jusquaux elections et le jeter ensuite comme une merde?
    te voila maintenant seul dans ce grannnd parti que tu as detruit pour servir tes interets et non ceux du peuple, que feras tu maintenant de ton imposture ”patron” ? qui se mettra derriere quelqu’un d’aussi peu charismatique que toi avec des chaussures pointus qui remontent au ciel?….hein?
    tu viens de mettre un terme a ta carriere politique, la ballade mediatique est terminée, avec ce départ de yayi tu as accompli ta mission pour tes bailleurs maais ton utilité est terminée, terminus, bye bye…j’espere que tu as assuré ta retraite au moins sinon c’est vraiment con.
    faut arreter d’etre aussi mauvais au benin

  2. bagri dit

    C’est plutôt votre yayi avec sa haine qui veut manipuler tout le monde ! Qu’il s’en aille la politique peut se faire sans lui et ceci sans régionalisme, sans l’ethnocentrisme et surtout sans gabegie ! Quand lui yayi était au pouvoir que n’a t il pas fait aux partis politiques ? En son temps qui pouvait parler d’un autre parti autre que fcbe surtout au nord ? N’importe quoi qu’il aille se faire foutre on l’a trop vu !

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