Communales 2020: Jacques Ayadji ou le coq esseulé de la cour présidentielle ?

En lieu et place de la bataille pour les communales et municipales du 17 mai 2020, c’est malheureusement un deuil qui est réservé à Jacques Ayadji et les militants et militantes de Moele-Bénin. Assistons-nous à un début de la fin de la lune de miel entre le « coq esseulé » de la cour présidentielle et les autres membres proches du chef de l’État ?

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Moele-Bénin et son chef de fil, le « lieutenant » Jacques Ayadji, n’auront pas droit à une bataille rude pour les élections communales et municipales prochaines, comme ils souhaitaient tant. « Le parti le plus structuré sur l’échiquier national, le plus représenté géographiquement dans le pays », comme le nomme Jacques Ayadji, a reçu un carton rouge , avant même le début du match. L’ancien secrétaire général du Syndicat des travailleurs du ministère des transports et des travaux publics (Syntra-Ttp) avait pourtant déjà apprêté son armada pour la bataille et avait même affirmé qu’il n’y a pas de raison qu’il n’obtienne pas les 10% exigés.

Fin de la lune de miel anticipée ?

L’homme qui a jugé utile de jeter son manteau de syndicaliste pour être plus près de la « marmite » se retrouve aujourd’hui dans une situation inconfortable. Jacques Ayadji, à cheval entre le positionnement de son parti (Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin, Moele-Bénin) et la gestion des infrastructures dans le pays, n’avait d’yeux que pour les Communales. Même à un moment donné, les intérêts du président de Moele-Bénin et ceux des proches du président de la République semblaient être divergents. Jacques Ayadji, bien conscient de l’impasse dans laquelle il se retrouvait au palais avait déjà donné les signaux.

« Les gens savent que les 10% sont garantis pour Moele-Bénin. C’est pourquoi il y a des stratagèmes pour l’empêcher d’aller aux élections » , avait déclaré Jacques Ayadji, lors d’un entretien à un quotidien de la place. Mais qui oeuvre dans l’ombre pour empêcher l’oiseau de mauvais augure du Prd (Parti du renouveau démocratique) à gagner les élections Communales de 2020 ? La situation devient préoccupante quant-on sait que le président de Moele-Bénin, s’était déjà plaint d’actes d’intimidation de certaines formations proches du président Patrice Talon. La lune de miel est-elle déjà à sa fin ?

Jacques Ayadji, un coq esseulé du palais présidentiel ?

Né en juillet 2018, le parti Moele-Bénin soutient, à l’instar du Bloc Républicain (BR) et de l’Union Progressiste (UP), les actions du président Patrice Talon. Mais ces deux blocs dont est formée à 100% la nouvelle Assemblée nationale, ont toujours souhaité une fusion avec cette formation politique. Une fusion que le « syndicaliste reconverti »  ne veut pas en entendre parler.

Si malgré tout et contre tous, le fameux récépissé définitif de mise en conformité avec la nouvelle charte des partis politiques a été obtenu par Moele-Bénin, ce ne sera pas le cas du récépissé définitif d’enregistrement de candidatures pour les Communales. Ce deuxième saut de géant, qui devrait conduire le parti vers l’enjeu électoral prochain, lui aura été fatal. Qu’adviendra t-il ? 

Comme le dit un proverbe béninois, « Gbɛnɔtɔ ɖe mɔ nɔ gbɛ gbɛxo », [ Un vivant ne refuse pas les difficultés de la vie].

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