Bénin – Étudiant tué à l’UAC: le corps gardé par la justice pour enquêtes

Après les affrontements qui ont coûté la vie a un étudiant à l’Université d’Abomey-Calavi, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a rencontré les organisations estudiantines. La séance a permis à Éléonore Yayi Ladékan de mieux comprendre ce qui s’est passé. Des promesses ont été également faites.

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De la rencontre tenue entre les organisations estudiantines, les autorités universitaires et la Ministre Éléonore Yayi Ladékan, on retient que les parents de l’étudiant tué, Théophile Djaho, auront les soutiens nécessaires pour l’inhumation de leur enfant. Selon le président l’Unseb, Rodolpho Dah-Kindji, qui a participé à la rencontre, les autorités ont également promis que justice sera faite.

Actuellement, les parents de l’étudiant tué n’ont pas encore accès au corps de leur fils. « Les parents n’ont pas accès au corps. Le procureur a gardé le corps pour des besoins de l’enquête » a Confié Rodolpho Dah-Kindji à Bénin Web Tv. Selon des sources judiciaires contactées, c’est une action que le procureur mène dans de pareilles situations. L’objectif n’est pas de priver les parents du corps de leur enfant ; mais c’est pour permettre la manifestation de la vérité.

Théophile Djaho, victime collatérale du Coronavirus

Théophile Djaho, étudiant à la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs), a été mortellement touché par balle, lors des affrontements avec les forces de l’ordre. Selon les témoignages recueillis, la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) était en tournée dans les amphithéâtres pour demander aux étudiants de rentrer chez eux, suite aux mesures préventives contre le covid-19, quand la police est intervenue. Elle a procédé à des arrestations, ce qui a suscité la colère des étudiants.

Face aux gaz lacrymogènes, aux matraques et aux armes de la police républicaine, les étudiants avaient fait recours à des pierres. Dans la foulée, Théophile Djaho a été touché par balle, sous les yeux impuissants de ses camarades. Les efforts déployés pour lui sauver la vie n’ont visiblement pas suffi. Il était déjà mort avant de franchir le portail de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi.

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