Tunisie: le président Kais Saied menace de dissoudre le parlement

Le président tunisien Kais Saied s’est prononcé ce lundi 17 février sur la situation politique qui prévaut dans son pays depuis son élection. Pour le locataire du palais de Carthage, en cas de vote contre le prochain gouvernement par la l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), l’unique option sera la dissolution du parlement.

Kais Saied veut prendre ses responsabilités afin de sortir la Tunisie de sa délicate situation politique depuis les dernières législatives. Dans un entretien accordé à l’AFP, le professeur de droit constitutionnel a assuré qu’à défaut d’un vote de confiance pour valider le futur gouvernement, la seule autre option était de dissoudre l’Assemblée élue il y a quatre mois et déclencher des élections anticipées. Le premier ministre désigné Elyes Fakhfakh a jusqu’au vendredi pour soumettre son équipe au vote à l’Assemblée. En cas d’échec, le président pourra dissoudre le parlement à partir du 15 mars.

Composée de 29 ministres, la nouvelle équipe fait pas belle aux indépendants avec 15 porte-feuilles dont ceux chargés des ministères régaliens. Six sont membres du mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha, première force du parlement. Les résultats issus des législatives ont morcelé le parlement et les forces en présence ont du mal à s’accorder. Le parti de l’homme d’affaire Nabil Karoui n’a pas participé au gouvernement, donc difficile pour une formation politique avec ses 36 députés d’apporter son soutien à un gouvernement auquel il n’a pas participer. En clair, le bout du tunnel n’est pas pour demain en Tunisie.

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