Gabon : 18 ans de prison pour avoir tué son collègue qui lui devait 500 FCFA

 

La Cour criminelle ordinaire de Libreville a récemment condamné Ulrich Gaétan Zoukou, la quarante, à 18 ans de prison pour avoir, à l’aide d’un tournevis, le 16 avril 2015, perforé le thorax de son collègue Prince Nze Elang, qui tardait à lui rembourser une dette de 500 FCFA, à la suite d’une altercation sur leur lieu de travail à Owendo.

L’information est rapportée par Gabon média sur sa plateforme le dimanche 16 février dernier. En effet, Ulrich Gaétan Zoukou qui comparaissait devant la Cour d’assises pour avoir ôté la vie à son collègue, Prince Nze Elang, au motif que celui-ci tardait à lui rembourser une dette de 500 FCFA, a écopé de 18 ans de réclusion criminelle.

Le délinquant risquait conformément à l’article 350 du Code pénal nouveau  30 ans de réclusion criminelle et d’une amende de 20.000.000 FCFA au plus. La Cour criminelle de Libreville, devant laquelle il comparaissait lui a « accordé de larges circonstances atténuantes, avant de le déclarer coupable du crime de meurtre sur la personne de Prince Nze Elang », rapporte le quotidien L’Union dans sa livraison du samedi 15 février 2020.

 

Le média fait une rétrospection sur cette banale histoire entre deux collègues. En effet, rappelle-t-il, c’est le 16 avril 2015, dans une entreprise chinoise basée à Owendo, qu’une altercation éclate entre les deux collègues, consécutive à un prêt d’argent d’un montant de 500 FCFA non remboursé par Nze Elang depuis plus d’un mois. Dans la foulée, Ulrich Gaétan Zoukou « perfore le thorax de son adversaire à l’aide d’un tournevis qu’il tient par-devers lui. L’arme blanche ayant touché un organe vital, la victime s’écroule. Transportée d’urgence dans un hôpital, elle succombe à mi-chemin à ses blessures », précisent les confrères.

 

Ulrich Gaétan Zoukou qui a pris la parole à la barre a reconnu les faits non sans cacher sa culpabilité face à ce qu’il a qualifié « malheureux accident ». Il a également manifesté son regret ainsi que sa prise de conscience de la gravité des faits qui lui sont reprochés. « Je vois ce que mon acte a engendré. Je vis tous les jours avec le souvenir de Prince, ce n’est pas facile. Que Prince repose en paix et je demande pardon à tous », a-t-il déclaré.

Malgré la plaidoirie de son avocate Me Mezher Mouloun, fondée essentiellement sur la requalification de ces faits en homicide involontaire, c’est-à-dire en coup et blessure ayant donné la mort sans l’intention de la donner ainsi que la clémence de la Cour pour préserver l’avenir de son client, la famille de Prince Nze Elang, représentée par son père et son oncle n’a manqué de manifester sa désapprobation. A la barre, ils ont tous deux déclaré vouloir que justice soit rendue pour la perte de leur fils qui a laissé un enfant et une compagne avant « de solliciter 30 millions de francs à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi ».

Après avoir pris connaissance du réquisitoire du parquet général qui demandait 20 ans de réclusion criminelle et 10 millions de FCFA d’amende, la Cour a déclaré le prévenu coupable d’homicide volontaire et l’a condamné à 18 ans de réclusion criminelle et une amende de 2 millions de francs, ainsi que 20 millions de francs de dommages et intérêts à verser à la famille du défunt.

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