Un nouveau virus identifié en Chine après une pneumonie

Coronavirus: la contamination s'accélère en Iran et en Corée du Sud

Alors que l’épidémie de coronavirus s’accélère hors de la Chine, à une vitesse qui inquiète l’OMS, l’Iran est devenu le deuxième pays le plus mortellement touché. L’épidémie de pneumonie virale qui semblait contenue en Corée du Sud est également repartie à la hausse.

Deux mois après l’apparition du nouveau coronavirus dans le centre de la Chine, la Corée du Sud et l’Iran se retrouvent en première ligne, avec respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et de décès en dehors de la Chine.
En Iran, M. Amirabadi Faramani, élu ultraconservateur, a parlé de “50 morts” uniquement à Qom (150 km au sud de Téhéran) alors que le bilan officiel est de 12 morts à l’échelle du pays. Le député de Qom, ville où ont été annoncés les premiers cas de coronavirus en Iran, a accusé lundi le gouvernement de “ne pas dire la vérité” sur l’ampleur de cette épidémie en Iran, selon l’agence semi-officielle Isna. Actuellement, l’Iran est devenu le pays où le nouveau coronavirus a fait le plus de morts hors de la Chine avec huit décès, poussant plusieurs de ses voisins à fermer leurs frontières ou à interdire les voyages vers et depuis ce pays.
En Corée du Sud, l’inquiétude et la colère grandissent. L’épidémie de covid-19 qui semblait contenue est repartie à la hausse, notamment à la suite de la réunion d’assemblées religieuses. 833 contaminés dont sept morts, telle est la situation en Corée du Sud au matin du 24 février 2020, affichée sur la page d’accueil du site du journal Kyunghyang Shinmun, concernant le covid-19. D’après le journal, le nombre de personnes contaminées a décuplé en quatre jours, entre le 19 et le 23 février.

Si la propagation du virus inquiète, c’est surtout l’influence d’une église chrétienne qui est pointée du doigt ces derniers jours. L’Église évangéliste Shincheonji, de la ville de Daegu, dans le sud du pays, est accusée d’avoir favorisé la propagation de l’épidémie, notamment en dissimulant certains cas suspects. Environ 1250 de ses membres présenteraient les symptômes du covid-19.

« Contrairement à d’autres églises, Shincheonji fait asseoir ses membres sur le sol étroitement ensemble pendant les services », ce qui peut favoriser la contagion, explique un ancien membre de la secte au New York Times. « Nous n’étions pas censés avoir quoi que ce soit sur nos visages, comme des lunettes ou des masques. » Depuis, un demi-million de personnes ont signé une pétition sur le site Internet du siège de la présidence sud-coréenne, demandant la dissolution de l’Église Shincheonji de Jésus.

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