Bénin: grossesses et avortements clandestins enregistrés à l’EFMS de Parakou

Le Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle et la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance étaient à L’Ecole de Formation Médico-Sociale (EFMS) de Parakou, le vendredi 14 février 2020. Cette descente a permis aux deux ministres d’animer une séance de sensibilisation contre les déviances observées chez les élèves. A l’occasion de ladite séance, des cas de grossesses et d’avortement clandestins enregistrés à l’EFMS ont été révélés.

Le ministre Mahugnon Kakpo et sa collègue Mèdéssè Véronique Tognifodé Mèwanou ont été informés vendredi dernier de cinq cas de grossesses suivis d’avortement clandestin à L’Ecole de Formation Médico-Sociale (EFMS) de Parakou. Selon Pulchérie Anato, Directrice de l’EFMS, cette situation fait partie des déviances auxquelles s’adonnent les élèves en formation.

Revenant en détails sur les cas de grossesses, elle révèle que cette situation a presque tourné au drame. Selon ses dires, des cinq cas de grossesses, deux des filles se sont administrées des produits qu’elles ont composé elles-mêmes. Après la consommation dudit produit, elles ont abondamment saigné et sont tombées en syncope. « Les trois autres filles ont profité des horaires de sortie de l’internat instaurés par le règlement intérieur pour pratiquer les avortements dans les cliniques peu recommandées et sont revenues avec des complications », a ajouté la Directrice. Elle a également signalé des sorties et des absences de l’internat durant des jours sans autorisation.

Conseils des ministres à l’endroit des élèves

Face à ce tableau sombre, les deux ministres ont prodigué des conseils aux apprenants. Comme ils l’ont déjà fait dans d’autres collèges et lycées, Mahugnon Kakpo et Mèdéssè Véronique Tognifodé Mèwanou ont invité les élèves à s’éloigner des déviances qui n’apportent rien de positif à leur formation et à leur avenir.

Selon la ministre Mèdéssè Véronique Tognifodé Mèwanou, les auteurs des avortements clandestins semblent ne pas savoir qu’ils mettent leur vie en danger. Elle invite les élèves à rester sur la même longueur d’onde que leurs parents, qui se battent pour leur réussite. « Vous devez savoir ce que vous voulez réellement dans la vie. Les parents se battent pour votre réussite. Mais vous autres, vous vous battez pour autre chose. Il y a un temps pour chaque chose. Et si vous vous aimez, vous ne pouvez pas vous faire du mal. Celles qui s’amusent à pratiquer les avortements clandestins semblent ne pas en connaitre les risques dramatiques pouvant même conduire à la mort ou à l’infertilité plus tard », a-t-elle fait avoir.

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