Bénin : à qui profite la crispation de la tension chez Boni Yayi ?

La crise au sein du plus grand parti de l’opposition reste entière. Les séances qui se sont succédé au domicile du leader charismatique, Boni Yayi, pour colmater les brèches n’ont pas porté leurs fruits. La preuve, la situation s’enlise davantage et émeuve plus d’un.

Des personnes sont-elles tapies dans l’ombre et tirent la ficelle dans cette guéguerre chez les Cauris ? Bien malin qui pourra répondre à cette question. Mais pour l’heure, la situation au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) devient préoccupante. Le parti traverse une crise à nulle autre pareille en cette veille des élections communales et municipales. Les responsables, en lieu et place d’une sortie de crise, ont choisi délibérément de s’offrir en spectacle sous le regard impuissant des militants à travers des communiqués à l’emporte-pièce et des sorties médiatiques inopportunes et hasardeuse.

Osons-le-dire ! Ce dimanche 16 février, un autre communiqué signé du secrétaire exécutif national vient répondre aux 41 signataires de la pétition relative à l’organisation d’un congrès extraordinaire avant la participation du parti aux consultations électorales projetées pour le 17 mai prochain. Cette attitude de Paul Hounkpè frise la capitulation et n’est pas de nature à fédérer les énergies autour des idéaux du parti et se donner la main pour la conquête du pouvoir. Le ton du communiqué corrobore l’enlisement de la tension au sein de la famille Cauris.

Le Président d’honneur, leader charismatique du parti, aujourd’hui devenu l’ennemi de premier rang à combattre. Les propos de Théophile Yarou sur l’une des chaînes de télévision sont encore vivaces dans les esprits. Et comme cela ne suffisait, Paul Hounkpè écrit dans son communiqué que « le parti déplore la parodie de réconciliation initiée par le Président d’honneur visant à éjecter  du parti, ceux qui se sont battus  pour sa suivie et se refusent  dès cet instant de participer à toute initiative  allant dans ce sens jusqu’à  la tenue des élections communales ».

Manifestement, plus rien ne va entre Boni Yayi et une frange des responsables. Pendant que les partis de la mouvance présidentielle et autres formations politiques sont dans la dynamique de rafler les sièges au soir du 17 mai, les FCBE peinent à retrouver leur  cohésion d’antan. Pire à quelques semaines du dépôt des dossiers, le parti tangue, navigue à vue et visiblement désorienté.  A cette allure, des partis politiques légalement constitués et en lice pour le scrutin communal pourraient se taper la part du lion. Car, aucune victoire ne s’obtient dans ces conditions.

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