Bénin: “la relecture de la loi sur la CRIET doit annuler la condamnation de Sébastien Ajavon”

Le gouvernement du président Patrice Talon a introduit à l’assemblée nationale pour relecture, la loi ayant institué la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Cette démarche, estime Donklam Abalo, doit induire l’annulation de la condamnation à 20 ans de prison ferme prononcée par cette juridiction d’exception.

Le porte parole du parti Union Sociale Libérale, Donklam Abalo attend les juges de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme sur l’annulation de la condamnation à 20 ans de prison ferme du président d’honneur de son parti dans le dossier de 18 kg de cocaïne pure. Interrogé par  le média en ligne Banouto sur la procédure de relecture de la loi ayant institué la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le porte parole de l’Usl estime que l’implication de cette relecture est l’abandon de la décision rendue par cette institution spéciale dans le cadre du dossier de 18 kg de cocaïne pure. Pour le porte parole du parti de l’homme d’affaire Sébastien Ajavon, le gouvernement ne doit pas être sélectif dans la mise en oeuvre des recommandations de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples. “ Le gouvernement doit faire annuler la condamnation de Sébastien Ajavon, nous l’attendons” a martelé Donklam Abalo selon des propos recueillis par la même source. Mieux, pour le porte parole de l’USL, la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme n’aurait jamais existé dans un pays de droit car selon lui, la loi qui l’a institué n’avait aucun fondement juridique.

Pour rappel, le gouvernement du président Patrice Talon ayant pris l’option de se conformer aux exigences de la cour constitutionnelle et celles de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) a adopté au cours du conseil des ministres en sa session du mercredi 8 Janvier 2020, un décret de transmission de la loi modificative de celle instituant la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Le texte transmis à l’Assemblée nationale vise à affiner, d’une part, l’énumération indicative des infractions relevant de la compétence de la CRIET et, d’autre part, à instaurer le double degré de juridiction de jugement.

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