Bénin: Fcbe, porte-étendard des partis de l’opposition?

Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), quelques mois après des incompréhensions assimilées à des actes  prémédités, ont fini par retrouver leur cohésion. Les protagonistes se sont réconciliés avec à la clé la reconnaissance du récépissé obtenu par le camp Hounkpè. Seul parti de l’opposition à jour, elle pourra conduire les forces de la résistance aux prochaines consultations électorales.

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Les Forces cauris pour un Bénin émergent pourraient être l’autre alternative pour les partis de l’opposition. En effet, depuis le 17 mars 2019, six mois après la promulgation de la charte des partis politiques, toutes les anciennes formations politiques ne devraient plus exister. A moins qu’elles se reconstituent pour obtenir à nouveau une existence juridique. Ce que les partis ont tenté de faire. Mais en face, se trouve un ministre de l’intérieur qui impose des conditions à remplir. Lesquelles conditions ne sont pas conformes à l’esprit de la loi, décrient les partis de l’opposition.

Unanimement, ils ont décidé de ne pas donner une suite favorable aux injonctions de Sacca Lafia. Du coup, seuls les partis de la mouvance présidentielle sont à jour et peuvent compétir. Mais, en septembre, une aile des Fcbe, le parti de Boni Yayi, s’est ingénieusement tapé le précieux sésame en bottant certains de ses camarades du bureau exécutif à la touche. Cela a suscité un tollé général au sein des Verts. Boni Yayi, le leader charismatique du parti était en convalescence chez Buhari. La guerre froide a eu lieu mais le président d’honneur a fait preuve de  sagesse en restant loin des tintamarres.

Rentré au pays le 29 décembre, il n’a pas tardé à convoquer les deux ailes séparément, d’abord les dures et les  modérés plus tard. Les protagonistes ont donné leur accord de principe pour s’entrevoir. En deux jours, ils ont pu conjurer le mauvais sort pour fumer enfin le calumet de la paix. Le clou de la réconciliation est la reconnaissance du récépissé par l’ensemble des ténors du parti. Le cap est donc mis sur les prochaines joutes électorales. Les communales dans moins de cinq mois et la présidentielle plus tard.

Le sauveur de toute l’opposition politique

A moins d’un cataclysme au niveau du ministère de l’intérieur, aucun autre parti de l’opposition ne pourra obtenir son existence juridique avant les prochaines élections communales. Or, le nouvel arsenal juridique indique qu’il faut impérativement disposer de parrains (députés et/ou maires) pour participer à la présidentielle. Si les autres partis ne sont pas en règle avant mai 2020, c’est qu’ils n’auront pas la chance de prendre part à la présidentielle de 2021. Ce qui voudra dire qu’enfin, Fcbe pourra être le tremplin pour les forces de la résistance en temps opportun. Union sociale libérale, Restaurer l’Espoir, le parti communiste et bien d’autres n’auront qu’à se greffer au Cauris pour se sauver la face. Et, sauf miracle, l’opposition pourra reprendre le pouvoir.

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