Ignace Sossou

Bénin: CFI demande la libération dans “les plus brefs délais” du journaliste Ignace Sossou

Ce mercredi 08 janvier 2020, CFI Média revient pour la énième fois sur la condamnation du journaliste Ignace Sossou. Accusé de part et d’autre comme le principal responsable de la lourde peine infligée au journaliste, CFI essaie de se rattraper. Dans un communiqué publié ce jour sur son site officiel, l’Agence française de développement médias demande sa libération dans les plus brefs délais.

Condamné à 18 mois de prison ferme et à 200 mille FCFA d’amende, Ignace Sossou obtient plusieurs jours après un soutien ouvert et exprimé de CFI. « La publication de ces extraits ne saurait en aucun cas justifier une peine d’emprisonnement. Nous demandons donc la libération dans les plus brefs délais d’Ignace Sossou auquel je présente mes excuses, au nom de CFI. Nous lui exprimons un soutien sans faille et sommes mobilisés à ses côtés », déclare Alan Dréanic, directeur général opérationnel de CFI. En effet, le journaliste Ignace Sossou est accusé d’avoir publié sur les réseaux sociaux des propos “sortis de leur contexte” du procureur Mario Metonou qui animait une communication lors du séminaire Vérifox Afrique organisé à Cotonou par CFI. Invité à la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés, le journaliste est resté ferme sur sa position en exigeant des preuves contradictoires des propos relayés. Malheureusement, un mystérieux courrier de CFI adressé à une autorité béninoise a plongé le journaliste.

Dans ce fameux courrier, les responsables de CFI n’ont pas ménagé le journaliste. Il a été traité comme un vil individu et plongé au fond du trou. Aujourd’hui, CFI se rend compte de la manipulation faite de son courrier dont l’objectif serait de sauver un partenariat. CFI apporte désormais son soutien à Ignace Sossou et demande sa libération. Médecin après la mort est-on tenté de dire. Mais dans tous les cas, CFI a compris que le rôle qu’il a peut être inconsciemment joué dans la condamnation du journaliste est aux antipodes de sa mission en tant qu’organisme de presse, militant de la liberté de la presse.

« Nous regrettons cette situation qui ne correspond pas à nos valeurs et nos actions en Afrique en faveur de la liberté d’expression et de la presse », poursuit Alan Dréanic. « Nous réaffirmons aujourd’hui aux professionnels des médias et aux journalistes africains – avec qui nous travaillons au quotidien, à nos collaborateurs choqués et indignés à juste titre par cette situation, ainsi qu’à l’ensemble de nos parties prenantes, notre total engagement au service de la liberté d’informer », CFI, le mercredi 8 janvier 2020.

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