Incursions des douaniers nigérians au Bénin: les députés divisés sur la pertinence de la réponse du gouvernement

La première séance de questions orales s’est déroulée ce jeudi 26 décembre devant la représentation nationale conformément aux dispositions de l’article 110 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. A l’arrivée, les députés sont divisés sur la pertinence de la réponse fournie par l’émissaire du gouvernement.

Deux questions devraient être à l’ordre du jour. La première, émanant de Jean-Eudes Okoundé, est relative à une fusillade à Dassa-Zoumè. Il devrait prendre la parole à l’entame de la plénière pour rappeler sa question avant que le gouvernement ne donne ses réponses. Malheureusement, le député était hors de l’Hémicycle au moment où il devrait prendre la parole. Son sujet a justement été rangé pour laisser place à la deuxième question, celle de Jean-Pierre Babatoundé.

L’élu de la 21è circonscription électorale s’intéressera à l’incursion des forces de défense nigérianes sur le sol béninois le 14 novembre dernier. Le ministre de la défense, Alain Nouatin, représentant son collègue de l’intérieur, a reconnu les faits. Il a ajouté que le gouvernement a interpellé l’ambassadeur du Nigéria au Bénin et lui a fait des mises au point. Au plus haut niveau, dira le ministre, les deux pays se sont engagés pour que de tels actes ne se reproduisent jamais.

Il faut également noter que le gouvernement béninois est dans la dynamique de dédommager les citoyens touchés par l’incursion brusque et inespérée des forces de défense de l’autre côté d’Igolo.

Les députés désharmonisés autour des réponses du gouvernement

Prenant la parole, certains députés dont l’initiateur de la question ont déploré le laxisme du gouvernement dans la gestion du territoire. Le “gouvernement devrait poser des actes forts et rigoureux” au nom de la souveraineté de notre pays, s’indigne Babatoundé. Certains de ses collègues vont lui emboîter les pas. La sécurisation des frontières semble ne pas être une priorité pour le gouvernement et les députés s’en désolent.

Dans le même temps, d’autres élus félicitent le gouvernement pour avoir interpellé l’ambassadeur du Nigéria. Démolé Moko et certains de ses collègues ont saisi l’occasion pour magnifier les efforts du gouvernement qui “a réagi promptement”. Mais le président de l’institution parlementaire, visiblement insatisfait, demande au ministre de préparer une communication écrite sur la même question. Il a tout de même salué le ministre qui a accepté se déplacer pour répondre aux questions.

Une autre plénière le 9 janvier 2020

Les représentants du peuple seront encore à l’Hémicycle le 9 janvier prochain pour écouter le gouvernement sur d’autres sujets qui les intéressent. Il s’agira des questions afférentes au fonctionnement des écoles normales d’instituteurs (non fonctionnelles depuis un moment, Ndlr) face à la pénurie d’enseignants, à la situation des enseignants recalés ou radiés (à la suite de l’évaluation diagnostiques, Ndlr), à l’insuffisance des salles de classe et au fonctionnement de la Sonacop.

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