Endettement des pays africains: les couloirs de la rencontre de Dakar

Les chefs d’Etat de l’espace Uemoa étaient à Dakar au Sénégal du 2 au 3  décembre 2019. Ils ont eu à parler de la soutenabilité de la dette des pays membre de l’union. Le lendemain, la lettre du continent révèle les dessous de la réunion de haut niveau.

Dans les couloirs de la rencontre de Dakar le 2 décembre, la question relative à la dette des pays africains en général et ceux de l’Uemoa en particulier. A l’invitation de la nouvelle directrice du Fonds monétaire international (Fmi), les neuf chefs d’Etat ont été entretenus sur les garanties d’Etat qui ne respectent finalement aucune norme en matière de dette. En effet, plusieurs pays africains se cachent derrière la garantie souveraine pour ne pas rendre visible les dettes qui pèsent sur eux. C’est pour mettre fin à cet état de chose que le Fmi se met en croisade contre ces genres de garantie.

Kristalina Georgieva, directrice du Fmi, a longuement entretenu plusieurs chefs d’Etat sur ce que c’est qu’une garantie souveraine et ses conséquences. Pour emprunter sur le marché international, nombreux sont les pays qui se basent sur des contrats avec des promoteurs d’entreprise, surtout ceux exerçant dans les Btp et les énergies. Malheureusement, après avoir obtenu gain de cause, la plupart d’entre eux n’arrivent plus à solder. Or, sur la liste de l’institution financière mondiale, il s’agit des dettes non soldées par les Etats. Le niveau élevé de l’endettement commence par inquiéter le Fmi. C’est pourquoi il a entrepris des démarches directes avec plusieurs pays de la sous-région à l’effet de réduire considérablement les dettes des Etats.

Les pays en tête de pont sont la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Liberia.  Et le souci du Fmi est de réduire le recours aux garanties voire les suspendre pour éviter des promesses non tenues. Même si aucune entreprise n’est citée nommément, il faut reconnaître que les entreprises de Btp et des énergies sont au cœur de la problématique. L’Afrique étant présente sur ces chantiers, il sera désormais difficile pour les chefs d’Etat de s’appuyer sur ces entreprises pour lancer les grands travaux à l’avenir.

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