Politique

Ghana: naissance de la « république du Togoland », la police interpelle plusieurs séparatistes

La région ghanéenne de la Volta est confrontée à un mouvement sécessionniste qui réclame l’indépendance. Selon les médias locaux, plusieurs membres de ce mouvement ont été arrêtés par la police régionale de la Volta.

Au moins dix membres du mouvement séparatiste Homeland Study Group Foundation ont été arrêtés par la police de la Volta. Le groupe dirigé par son chef, Papavi Hogbedetor, a déclaré la région de la Volta indépendante du Ghana la semaine dernière. Selon un rapport de Pulse, les séparatistes ont même déjà choisi Western Togoland comme nouveau nom de leur  « république » et entendent se présenter à l’ONU pour une reconnaissance officielle.

Cependant, les autorités ghanéennes ont mis la main sur certains parmi les membres du groupe de séparatistes et indiquent que des mesures sont actuellement prises pour arrêter toutes les personnes impliquées, rapporte Pulse citant Anass Seidu, ministre régional de la Volta.

Une déclaration d’indépendance

Le chef du groupe, Charles Komi Kudzordzi, âgé de 80 ans, surnommé Papavi Hogbedetor, a fait la déclaration d’indépendance lors d’une réunion publique à Ho le samedi 16 novembre. Il a cité l’omission récente des routes de la Volta, de la liste des routes critiques dans le budget de 2020 dans la région de la Volta, comme preuve du fait qu’elles avaient été négligées par le gouvernement. En mai, environ 81 membres du groupe séparatiste ont été arrêtés pour s’être rassemblés pour manifester contre l’arrestation de sept dirigeants de la Fondation du groupe d’étude sur la patrie (le mouvement séparatiste).

Charles Kormi Kudzodzi, connu sous le nom de Papavi Hogbedetor, avait été arrêté avec sept autres quand ils avaient annoncé leur intention de faire sécession lors d’une des réunions d’étude régulières du groupe. En juillet 2019, le procureur général a finalement retiré toutes les charges retenues contre les membres de la fondation du groupe d’étude Homeland qui travaillaient pour la sécession de la région de la Volta (Ghana).

Un commentaire

  1. S’il est vrai que cette région à un grand besoin d’infrastructures, que le gouvernement d’Accra N’y fait pas le nécessaire, alors, je suis tentée de dire qu’ils ont raison. Dans un pays, on ne doit pas développer une région au détriment d’une autre.

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