Bénin: pourquoi la fin de l’exil de Ajavon, Koutché et consorts n’est pas pour bientôt ?

Certaines personnalités qualifiées à tort ou à raison d’exilés politiques savent désormais à quoi s’en tenir dans le processus actuel de prise d’une loi d’amnistie. La position du gouvernement du président Patrice Talon par rapport à ces compatriotes est désormais connue.

C’est désormais précis. “Les exilés” politiques ou certains béninois qualifiés comme tels par leurs compatriotes seront pris en compte par la loi d’amnistie en gestation à certaines conditions. C’est du moins l’une des choses que l’on retient de l’intervention ce mardi 29 Octobre 2019 du porte parole du gouvernement dans la rubrique “Afrique matin” de RFI. En terme plus précis, la loi d’amnistie en préparation ne concerne pas les personnalités politiques que sont le président d’honneur du parti union sociale libérale, Sébastien Ajavon, le secrétaire exécutif national du parti des forces cauris pour un Bénin émergent, Valentin Djènontin et l’ancien argentier national, Komi Koutché pour ne citer que ceux-là.

Aux dires du ministre porte parole du gouvernement du président Patrice Talon, ces personnalités supra ne sont pas concernées par la loi d’amnistie en gestation. Du reste, le gouvernement ne les reconnait pas comme des exilés politiques mais des personnes ayant des démêlés avec la justice de leur pays. A ce titre, le gouvernement estime qu’ils ne pourront bénéficier de la loi d’amnistie qu’à certaines conditions.

Pour bénéficier de la loi d’amnistie, et Ajavon et consorts soumis à des conditions

Le gouvernement du président Patrice Talon est assez clair, il n’y a pas d’amalgame à faire dans la dynamique d’apaisement en cours. La loi d’amnistie en gestation concerne uniquement les personnes mises en prison ou poursuivies dans le cadre des violences post-électorales. Cette loi ne concerne pas des personnes qui se sont soustraites de la justice de leur pays, à fait remarquer le ministre Alain Orounla. “Il n’y a pas d’amalgame à faire avec ceux qui, après une décision de justice, se sont soustraits à l’exécution de leurs peines ou ceux qui se sont soustraits pour ne pas répondre et qui voudraient s’abriter sous ce manteau d’hommes politiques pour dire qu’il s’agit de persécution”, a-t-il indiqué.

A le croire, ces acteurs politiques ne sont pas dans la dynamique de l’apaisement. “Vous ne pouvez pas vous soustraire à la justice de votre pays et rester à l’étranger, et narguer et provoquer des troubles à l’intérieur”, indique-t-il avant de leur montrer le chemin à suivre. En effet, pour le ministre de la communication, même si tout est possible, le pécheur avant d’être pardonné doit reconnaître ses torts. A l’en croire, si les personnalités en question reconnaissent leur responsabilité dans les dossiers de justice les concernant et font des démarches appropriées, on pourrait toujours “envisager d’autres mesures d’apaisement” a-t-il précisé.

La fin de l’exil de Ajavon et consort n’est pas pour demain

Les conditions posées par le gouvernement pour faire bénéficier d’une loi d’amnistie aux leaders politiques que sont Sébastien Ajavon, valentin Djènontin et Komi Koutché semblent être un veto posé sur ces personnalités. En effet, de tout temps, ces derniers se sont toujours opposés à reconnaître les faits qui leurs sont reprochés.

Le président Sébastien Ajavon par exemple n’a jamais reconnu les faits de trafic de stupéfiant qui pèsent sur sa personne. S’attendre aujourd’hui de le voir reconnaître sa culpabilité dans ce dossier, relèverait plutôt d’une plaisanterie. Il en est de même des autres “exilés politiques”   qui en aucune façon ne pourraient se conformer aux conditions mises en exergue par le porte parole du gouvernement pour une éventuelle mesure d’apaisement en leur faveur.

Si la résolution issue du dialogue politique du 10 au 12 Octobre 2019 et les procédures en cours au parlement ne parviennent pas à faire revenir ces personnalités  ou ces “exilés politiques”, alors leur retour au bercail ne serait plus pour bientôt; en tout cas pas avant la fin du second mandat du régime en place si deuxième mandat y a.

6 commentaires
  1. Ogoubi dit

    Quand on est autoexilé, on décide soi-même de son retour au pays. Qu’ils rentrent d’abord rendre des comptes à la justice qu’ils ont fuie. C’est aussi simple que ça.

  2. la rupture dit

    qu’ils continuent de rêver. La question que je me pose même est de savoir si les dirigeants des pays qui accueillent ces gens là reflechissent bien, sinon comment comprendre que des gens à qui vous remettez des sous pillent ces ressources, fuient leur pays, viennent se réfugier chez vous et vous les acceullez à bras ouverts? C’est ridicule.

  3. Rosa dit

    En son temps si Boni Yayi avait agi de la sorte avec lui je ne pense pas qu’il serait là aujourd’hui

  4. Alice dit

    C’est des fugitifs. Ils sont là-bas pour échapper à la justice de leur pays. Leur départ du pays n’as rien avoir avec les élections législatives. Je répète encore que c’est des fugitifs et si jamais l’amnestie les prends en compte ça serait comme encourager l’impunité au Benin.
    Ils sont libre de rentrer, et ils doivent normalement le faire pour faire face à la justice.

  5. Louise dit

    Les pays dans les qu’elle ils se réfugie ces gens sont aussi pourri , voilà pourquoi il sont accueillis, pour qu’ils dépenses l’argent volée . Ils se moque de nous .

  6. ademire dit

    je rire seulement dans ce pays on aura tout vu le president actuel a fui la justice de son pays pour demander exile en france

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