Bénin: le dialogue politique en Afrique, une panacée à la crise politique ?

La République du Bénin a entamé depuis le Jeudi 10 Octobre 2019, un dialogue politique afin de trouver une issue favorable à la crise qui secoue le pays depuis peu. Cette formule n’est pas que la trouvaille de ce pays. En dehors du Bénin, plusieurs autres pays africains ont pris également l’initiative du dialogue. Toute chose qui amène à s’interroger si c’est désormais la panacée pour les sorties de crise. 

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La kyrielle de dialogue actuellement en cours à plusieurs endroit du continent africain exprime un malaise politique qui secoue le continent.  Depuis 2013, le Tchad a mis sur pied un cadre national de dialogue politique, une structure chargée de régler les conflits politiques. Au Cameroun comme au Mali, le dialogue politique est aussi annoncé  pour apporter une réponse à la crise et pour apaiser les voix hostiles au président de la République.

Mais fondamentalement, l’option du dialogue politique pour régler les crises est une sorte de reconnaissance tacite du dysfonctionnement des institutions de la République. En effet, un bon fonctionnement des institutions prévues par les textes et les lois fondamentales est une anticipation à la survenance des crises. Malheureusement, sous les tropiques, les dirigeants ont tendance à caporaliser les institutions dont les responsables, pour la plupart du temps placés avec leur bénédiction, se croient obligés de faire allégeance. En conséquence, des crises qui pourraient être évitées si toutes les institutions fonctionnaient normalement surviennent et finalement le dialogue politique vient comme pour colmater les brèches.

Si le dialogue politique se révèle la plupart du temps comme comme le moyen de régler une crise politique, ce moyen ne donne à tous les coups de résultat. Cela d’autant plus que les conclusions issues de ces échanges ne sont pas pour souvent mise en oeuvre du fait des pouvoirs qui ont convoqué le dialogue. En effet, une chose est d’initier un dialogue, mais l’autre est d’accepter les conclusions issus de ces travaux. Si par le dialogue plusieurs pays africains ont réussi à sortir d’une situation de crise, il faut reconnaître que la meilleure voie pour maintenir la stabilité sociale et politique reste le bon fonctionnement des institutions de la République. C’est à cela qu’il faut encourager les chefs d’Etat africains pour une nouvelle ère dans la gouvernance du continent.

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