France: cinq grandes villes interdisent l’utilisation des pesticides sur leur territoire (vidéos)

Le gouvernement français est en pleine consultation citoyenne sur les distances minimales entre habitations et zones d’épandage des pesticides. Voilà que, comme une épée de Damoclès qui tombe sur sa tête, la ville de Paris et quatre autres grandes villes de la république française  viennent de signer un arrêté conjoint pour interdire l’utilisation des pesticides sur leur territoire ce jour 12 Septembre.

Cinq (05) grandes communes viennent de confirmer qu’elles respecteront la loi sur l’utilisation des pesticides. Depuis le 1er  janvier 2017, l’utilisation des pesticides est déjà interdite dans les espaces publics, et depuis le 1er janvier 2019 chez les particuliers. Mais les actions concrètes peinent à se faire voire. En ce moment même où le gouvernement est en plein débat sur les distances minimales entre habitations et zones d’épandage, Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont signé un arrêté ce jeudi 12 septembre, interdisant l’usage de pesticides sur leur territoire rejoignant ainsi les villages dans leur fronde anti-pesticide. Cette décision de ces cinq municipalités est symbolique pour ces administrations qui comptent peu ou pas de terres agricoles sur leur territoire.

 

Dans un communiqué signé par les maires de ces grandes villes françaises on peut lire :

« Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés, mais il s’agit pour nous d’engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens »

Il s’agit également pour eux d’apporter leur soutien aux maires ayant pris des arrêtés antipesticides et contre lesquels les préfets ont déposé des recours.

Selon Stéphane Baly, président du groupe des élus EELV à Lille, « Cette démarche conjointe avec un certain nombre de maires de grandes villes (…) a notamment pour but de faire plier le gouvernement« .

Rappelons que les autorités veulent proposer de fixer à 5 ou 10 mètres, selon les cultures, la distance minimale entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides et qu’un projet de décret est en consultation publique jusqu’au 1er octobre.

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