Bénin – Vie des partis politiques: les rebelles de la mouvance payés en monnaie de singe ?

Avec le régime du « Nouveau Départ », une chose est d’être de la mouvance mais l’autre chose est d’avoir la capacité à la soumission. En tout cas ceux qui ont eu le courage de s’opposer aux directives du prince de la rupture en apprennent à leur dépend.  

Le Jeudi 5 Septembre 2019, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a procédé à un renouvellement partiel de son gouvernement. A l’arrivée, six nouvelles têtes ont fait leur entrée dans le gouvernement et trois sont partis. A quelques jours de la publication de la nouvelle équipe gouvernementale, le bruit a couru annonçant l’entrée de l’opposition dans le gouvernement notamment un membre influent des fcbe. Si cela a semblé peu évident pour beaucoup, on s’attendait tout au moins et logiquement à l’entrée des partis satellites de la mouvance notamment le PRD qui s’est énormément donné au pouvoir en place lors de la septième législature.

Mais rien n’y fit. La nouvelle ossature du nouveau gouvernement est une nouvelle preuve que dans la mouvance, il y a plusieurs niveau. Le premier est celui le plus proche du chef de l’Etat. C’est à dire le noyau dur de la présidence dont constitué d’Olivier Boco, le « roi invisible » du palais de la présidence, Johannes Dagnon, tête pensante du système du « Nouveau Départ » et Seul conseiller spécial nommé au palais de la Marina et est également le patron du Bureau d’analyse et d’investigation (BAI) consulté sur tous les sujets. Autour de ceux-là s’agrippent l’actuel ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni et dans une moindre mesure, le ministre José Didier Tonato et ce n’est qu’après que viennent les autres membres du gouvernement. Le second niveau est constitué des deux blocs siamois du chef de l’Etat: le bloc progressiste et le bloc républicain. Les autres formations politiques satellites qui crient à cor et à cri leur appartenance à la mouvance, ne le sont que de troisième zone.

« Qui n’est pas avec nous est contre nous »

Le Parti du Renouveau Démocratique de Me Adrien Houngbédji qui a rejeté l’opposition pour participer à la gestion du pouvoir n’observe la réalité que de loin. Les services rendus au pouvoir via le parlement en accompagnant toutes les initiatives gouvernementales n’ont pas permis à cette formation politique d’insérer un des siens dans le nouveau gouvernement alors qu’il n’a pas pu participer aux dernières législatives.

Le seul membre du PRD du gouvernement, le ministre Serge Ahissou a été éjecté à la faveur du dernier remaniement. Ainsi, vu de près, le chef de l’Etat n’entend travailler qu’avec les deux blocs acquis à sa cause. La rébellion du PRD, de l’UDBN, de la DUD et de Moele-Bénin qui ont refusé de se fondre dans les deux blocs ne sont pas à leur avantage. Le dernier remaniement est donc un message assez clair pour dire à ces partis politiques qui se réclament de la mouvance que la rébellion n’est point tolérée. Où vous y êtes et vous suivez les directives où vous n’y êtes pas.

La constitution des deux blocs, point de départ des divergences

Avant la mise en oeuvre des réformes du système partisan qui ont conduit à la constitution du bloc républicain et l’union progressiste, tous les partis politiques de la mouvance au pouvoir étaient dans les bonnes grâces du chef de l’Etat. Mais le désamour s’est installé quand le chef de l’Etat a décidé de constituer deux grandes formations politiques. A cet effet, il a invité tous les partis le soutenant à se fondre dans les deux blocs en construction. Mais certains partis politiques ont décidé de garder leur autonomie. Une attitude perçue comme un acte de rébellion qui certainement n’a pas été du goût du chef de l’Etat.  Les relations entre le président de la République et ces partis politiques se sont alors détériorées. La première sanction est tombée lors des élections législatives. Tous les partis de la mouvance n’ayant pas intégré les deux blocs du chef de l’Etat ont été recalés; aucun d’eux n’a pu participer aux élections législatives.

Alors pour bon nombre d’observateurs de la vie politique, rien n’est encore perdu, il pourront être consolés grâce à l’ouverture du gouvernement à certains de leurs cadres. Une perception démentie par le dernier remaniement qui n’a fait que corser le faussé entre le chef de l’Etat les partis politiques satellites de la mouvance.

2 commentaires
  1. Dako Félix dit

    Le président a fait un remaniement technique .

  2. Salomon dit

    D’abord vous écrivez avec beaucoup de fautes, déjà des l’introduction et ensuite, vous rédigez un article très plat à travers lequel vous recherchez coûte sue coûte la petite bête. Apprenez à nous informer sainement et non à nous faire part de vos états d’âme.

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