Bénin: la Sonacop rate l’occasion de renflouer ses caisses

La société nationale de la commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) vit actuellement ses derniers moments . Moribonde depuis des années, elle est sur le point de disparaître. Même l’ultime occasion à elle offerte par le géant de l’Est pour tenter un sursaut d’orgueil ne lui est pas profitable.

Depuis le 20 août dernier, le Nigéria, fournisseur privilégié de l’essence de la contrebande, a fermé de façon unilatérale et inattendue ses frontières avec certains pays. Le Bénin, le plus malheureux de cette situation, vit des moments extrêmement pénibles sur presque tous les plans. L’essence de la contrebande a connu une flambée de prix. La surenchère devient le quotidien des clients de l’essence de l’informel . Le prix officiel  de l’essence à la station étant plus bas que dans le noir, seules les stations services du secteur privé profitent de l’aubaine. Automobilistes et motocyclistes préfèrent les longues files d’attentes à la pompe à l’essence dite « kpayo » .

Cette période devrait inspirer les dirigeants de la Sonacop, la seule et unique société d’Etat intervenant dans le secteur pétrolier, à faire des chiffres d’affaires jamais réalisés. Etant présente dans presque toutes les communes du pays, la Sonacop pouvait devenir le choix privilégié des populations qui ont besoin de l’essence à moindre coût par ces temps difficiles. Dans les grandes villes les stations services du secteur privé font à plein temps le job. Dans certaines contrées, les populations sont contraintes de s’abonner à l’essence de la rue, en dépit du prix élevé. Cette société d’Etat qui n’arrive même plus à servir le moindre le litre d’essence encore moins de gaz domestique est appelée à disparaître, tôt ou tard à moins que le gouvernement décide de déléguer sa gestion à un privé.

Une dénationalisation inéluctable…

Le gouvernement aura tout le soutien du peuple béninois lorsqu’il décidera de confier la gestion de l’entreprise devenue budgétivore à un privé. La privatisation est la seule alternative qui s’impose au regard des résultats obtenus depuis des décennies. La Sonacop n’aura plus sa raison d’être si des offices tels que la Soneb, la Sonapra et autres ont été confiés à des privés. Cela y va de l’intérêt de la nation toute entière.

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