Bénin – affaire 18 Kg de cocaïne: Sébastien Ajavon bientôt fixé

Le 29 mars 2019, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) a enjoint au gouvernement béninois d’annuler la condamnation du roi du poulet prononcée par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans un délai de six mois et de lui rendre compte. Le 29 septembre prochain, cela fera exactement les six mois.

Deux options s’offrent à la cour africaine dans ce dossier. A Arusha, les juges auront à condamner l’Etat béninois à payer une forte somme au richissime homme Sébastien Ajavon en cas de non respect de la décision du 29 mars. Si le Bénin maintient la position décrite il y a quelques semaines par le procureur spécial près la Criet, c’est que Sébastien Ajavon demeure sous la condamnation. Par conséquent, le Bénin aura à verser plusieurs milliards au candidat malheureux à la présidentielle de 2016.

De l’autre côté, en cas de déferrement aux injonctions de la cour continentale, le Bénin aura à perdre peu. Les dommages et intérêts pourraient être amoindris. Mais le clou de la décision serait la déculpabilisation du président d’honneur de l’Union sociale et libérale. Ainsi, toute barrière levée, Sébastien Germain Ajavon pourra regagner son pays natal pour la poursuite de ses activités tant économiques que socio-politiques.  Dans moins d’un mois, les deux camps seront situés et le peuple béninois aussi.

Une condamnation de vingt ans à annuler?

La Criet a condamné l’homme d’affaires béninois à vingt ans de prison ferme. Ceci suite à une affaire dite de découverte de cocaïne dans l’un de ses containers. Alors que l’accusé avait déjà été libéré au bénéfice de doute au Tribunal de Cotonou en novembre 2016, la Criet l’a rejugé pour le condamner par défaut. Pendant ce temps, le président du patronat était en exil dans l’Hexagone. Ses avocats ont saisi la Cadhp pour que le droit soit dit. Si, fin septembre ou début octobre la cour arrivait à donner raison à Sébastien Ajavon, ce qui est probable au regard de la précédente décision, c’est que la condamnation initiale de 20 ans est à annuler. Pour l’instant, il est risqué de deviner ce que sera la fin de cette saga politico-judiciaire.

4 commentaires
  1. Godo Ketodji Jonas dit

    Le Bénin à l’état actuel ; les juges ne sont plus juges. ils sont à le merci du président. c’est à dire ; qu’ils sont sous les ordres de ce dernier.

  2. Anonyme dit

    la justice se dit et se fait au Bénin actuel

  3. didier dit

    L’etat qui ne respecte pas les décisions de la justice est un état voyou et délinquant

  4. Kouke Ulrich dit

    Nous sommes dans un pays de droit vraiment c’est dommage

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