Bénin: ce que les conducteurs de mini-bus (Tokpa-topka) réclament

Plus de mini-bus venant de la commune d’Abomey-Calavi pour le marché international de Dantokpa ce lundi 19 août 2019. La raison évoquée par les transporteurs est relative au parking d’embarquement et de débarquement. Ils interpellent, au-delà du maire, le préfet pour une solution dans les tout prochains jours.

Il y a quelques jours, les conducteurs de taxi-ville et de mini-bus se sont mis en colère contre le traitement qu’il subissent de la part de l’autorité. Ce lundi matin, ils sont passés à la vitesse supérieure. Dans la commune d’Abomey-Calavi, en attendant que les autres points de départ pour le marché Dantokpa entrent dans la danse, ils ont mis leurs véhicules au garage. En effet, aucun point d’embarquement ou de débarquement n’est réservé aux conducteurs de taxi-ville encore moins de mini-bus communément appelés Tokpa-tokpa. Ce qui explique la violation de l’arrêté 1957 portant code la route au Bénin chez eux. Ils s’arrêtent et démarrent sans aucun contrôle occasionnant des accidents de circulation.

Depuis quelque temps, les autorités ont décidé d’assainir le milieu. La police républicaine a été instruite pour interpeller tout conducteur qui embarquerait ou débarquerait hors parc. Or, aucun endroit ne leur est réservé pour servir de gare routière. Ne pouvant plus supporter les tracasseries policières à la longueur de journée, ils ont décidé unanimement, en tout cas, ceux quittant le carrefour Kpota pour Dantokpa, de ne pas travailler ce lundi 19 août 2019. La menace est persistante dans les autres parties de la ville de Cotonou. Ceux qui stationnaient devant la pharmacie les 4 thérapies ont été déguerpis la semaine écoulée. Ils menacent, eux aussi, de rentrer dans la rue pour se faire entendre.

Approchée,  l’organisation des conducteurs de taxi-villes des communes du Bénin (Octavic-Bénin) a fait savoir qu’elle aurait écrit au préfet intérimaire et au maire intérimaire de Cotonou sans suite. Il faut trouver un espace de chargement et de déchargement aux conducteurs, a insisté Abraham Agboakounou, secrétaire général de l’Octavic-Bénin. Ils réclament également la libération immédiate et sans condition des mini-bus en fourrière pour chargement ou déchargement au bord de la voie.

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