Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) : un rêve de 1963 devenu réalité

Envisagé dès le sommet inaugural de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en mai 1963, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a été officiellement lancée ce 07 juillet 2019 à Niamey au Niger.

Adopté et ouvert à la signature le 21 mars 2018 à Kigali, l’Accord sur la ZLECAF a enregistré à sa naissance 44 signatures. A peine une année plus tard, le nombre de signature est passé à 52. Avec la signature du Bénin et du Nigeria, lors de son lancement officiel, l’Érythrée reste le seul pays africain non signataire de l’accord sur la ZLECAF.

Entrée en vigueur le 30 mai 2019 avec un minimum de 22 ratifications, la ZLECAF devient ainsi le plus grand espace d’échange commercial au monde. D’une population estimée à 1,27 milliard de personnes, l’Afrique devrait atteindre 1,7 milliard d’ici à 2030 et 2,5 milliards d’ici à 2050, soit 26 % de la population mondiale en âge de travailler, et près de 70% de de cette population a moins de 30 ans et plus de la moitié est constituée des femmes.

Dans son discours à l’occasion du lancement de la ZLECAF, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a indiqué que la croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé. “L’Afrique est le deuxième continent le plus grand et le deuxième plus peuplé du monde… Sachons en tirer les bénéfices, les dividendes en faveur de nos populations majoritairement constituée de jeunesse“, a-t-il déclaré.

Pour Moussa Faki Mahamat, plus qu’une zone de libre-échange, la ZLECAF est l’un des outils par excellence pour la réalisation de l’intégration en droite ligne des objectifs du Traité d’Abuja et des aspirations de l’Agenda 2063. “Il est évident que l’opérationnalisation de la ZLECAF est de nature à favoriser l’entreprenariat, l’emploi de la jeunesse et l’émancipation des femmes“, a-t-il expliqué.

Rappelons que le premier plan décennal 2013-2023 de l’Union Africaine prévoit 11 autres projets phares de l’agenda 2063 dont le projet de réseau intégré de trains à grande vitesse ; le projet de l’université virtuelle panafricaine ; le projet d’espace aérien unique en Afrique ; le projet de passeport africain et de libre circulation des personnes ; et le projet des institutions financières continentales.

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