Violences post-électorales au Gabon: l’opposant Bertrand Zibi écope de 10 ans de prison

Interpellé au quartier général de Jean Ping en 2016, l’opposant Bertrand Zibi est poursuivi pour détention illégale d’une arme à feu, non-assistance à personne en danger et crime contre la paix publique. Ce mardi 2 juillet, le tribunal correctionnel de Libreville a requis dix ans de prison contre l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe.

Le procès de l’opposant gabonais proche de Jean Ping, Bertrand Zibi a commencé mardi dernier. Accusé d’être responsable des violences post-électorales de 2016, l’ancien député risque plusieurs années de prison. Joint au téléphone, son avocat a confié à Voa Afrique que le parquet a requis dix ans de prison, soit la peine maximale contre son client. Bertrand Zibi, député du parti au pouvoir (Parti démocratique gabonais, PDG) en avait démissionné avec fracas au cours d’une réunion publique en présence du président Ali Bongo Ondimba en juillet 2016. Une sortie très médiatisée, juste un mois avant la présidentielle du 27 août 2016 qui a abouti à la réélection contestée d’Ali Bongo.

Dans le camp de l’accusé, on ne voit qu’un procès politique. Les avocats de Zibi ont exigé la libération de leur client considéré comme un détenu politique : « Nous avons démonté l’accusation qui ne reposait sur aucun fait probant. Le dossier est pratiquement vide. Nous sommes confiants, mais n’oublions pas que, quelque part, c’est une affaire politique » a déclaré son conseil. En attente de son verdict dans trois semaines, l’opposant retourne d’abord en prison.

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