Un mandat d’arrêt émis contre Saif al-Islam Kaddafi

Un juge d’instruction libanais a émis mardi des mandats d’arrêt par contumace contre Saif al-Islam Kaddafi et neuf autres accusés libyens dans l’affaire de la disparition de l’imam Moussa al-Sadr et de ses deux compagnons, Cheikh Mohammed Yaacoub et le journaliste Abbas Badredredine.

Le juge Zaher Hamadeh assure le suivi des procédures judiciaires restantes nécessaires, les mandats étant transmis à Interpol. La justice libanaise tient le régime de feu de l’ex-dirigeant libyen Moammar al-Kadhafi responsable de la disparition de Sadr, disparu avec ses deux compagnons en Libye le 31 août 1978. Le mandat d’arrêt de Hamadeh concerne Abdullah Senussi, ancien chef des services de renseignements de Moammar Kadhafi, et Ahmad Ramadan, l’un des principaux collaborateurs du dernier dirigeant et ancien chef du bureau du renseignement du régime.

L’agence de presse nationale libanaise a rapporté mardi que le ministère des Affaires étrangères du gouvernement libyen avait à plusieurs reprises refusé de d’identifier les accusés dans le respect des règles. Par conséquent, le Liban a informé les autorités libyennes par courrier, comme le prévoit le Code de procédure pénale. Sadr était un éminent religieux chiite qui avait fondé le Mouvement libanais AMAL en 1974. Par ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations Unies a écouté mardi le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban, Jan Kubis, concernant l’application de la résolution 1701.

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