Gabon – Santé d’Ali Bongo: la cour d’appel de Libreville se prononce sur l’envoi d’un expert

Plus de 4 mois après son retour au bercail, l’opposition gabonaise n’est toujours pas convaincue de l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba. Ayant interjeté en appel suite à la première décision du Tribunal de Libreville, qui se déclarait incompétent contre la requête introduite par le collectif “Appel à Agir” aux fins d’expertises médicales à l’endroit du Chef de l’Etat, ce sera finalement le lundi 15 juillet 2019, que l’affaire passera devant la Cour d’Appel de Libreville.

La défense d’Ali Bongo Ondimba et le collectif « Appel à agir » sont convoqués par la première chambre civile aux fins d’expertises médicales à l’endroit du Chef de l’Etat. Selon le média L’ombre, la présidente Paulette Ayo Mba Akolly de la première chambre civile a convoqué les deux parties à se présenter devant la Cour d’Appel de Libreville le lundi 15 juillet 2019. Ainsi donc, la défense d’Ali Bongo et le collectif « Appel à agir » vont pouvoir s’expliquer et faire valoir la pertinence de leurs arguments.

En effet, le collectif gabonais «Appel à agir» a déposé, jeudi 28 mars, une demande en référé devant le président du tribunal de Libreville, «afin que soit ordonnée une expertise médicale sur la personne de monsieur Ali Bongo». Mais cette plainte avait été rejetée par la justice. La requête « est irrecevable et il n’y a pas lieu à autoriser (les requérants) à assigner le président de la République devant nous », a jugé le tribunal de première instance de Libreville.

Ne s’avouant pas vaincus, les requérants ont fait appel pour déterminer la capacité du chef de l’État à exercer ses fonctions après son AVC. Le tribunal devra ainsi décider si, oui ou non, il autorise l’envoi d’un expert auprès du président gabonais afin d’examiner l’état de santé de ce dernier.

Depuis son retour au pays, le président Ali Bongo Ondimba a effectué quelques actes amplement médiatisés, pour tenter de démontrer qu’il respire la forme. C’est ainsi qu’il a reçu les présidents des différentes institutions gabonaises, les leaders religieux, des présidents d’autres Etats, et a surtout réactivé ses comptes sur Twitter et Facebook pour donner l’impression qu’il est au travail. Malheureusement, c’est à travers une voix, à peine audible, qu’il s’est adressé à ses compatriotes sur les réseaux sociaux: « C’est avec une volonté et une énergie décuplées que je poursuis ma mission au service de notre pays. Une nouvelle étape du septennat s’ouvre », a-t-il déclaré.

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