“A 18 ans, il m’a violée”: le témoignage de l’ex Miss Gambie contre le président Yaya Jammeh (vidéo)

Dans un rapport publié par  Human Rights Watch, trois Gambiennes accusent l’ex-président Yahya Jammeh, aujourd’hui en exil, de les avoir contraintes à des relations sexuelles  . Ce rapport issu est le résultat d’une enquête menée par  l’ONG Suisse TRIAL international. Les victimes libèrent enfin la parole. Et au nombre de celles-ci figure l’ancienne reine de beauté de 2014, Fatou Jallow “Toufah”.

Le concours de beauté (Miss), organisé par l’Etat, est présenté comme un moyen pour les jeunes femmes de “prendre leur vie en main et de pouvoir révéler leur beauté tant intérieur qu’extérieur. Souvent à l’issue de ce concours, une bourse pour suivre des études à l’étranger est offerte.

Mais au lieu de cela, les ‘’Miss’’ subissent le harcèlement des  autorités et particulièrement du président de la république. Souvent, une demande en mariage et des convocations au palais présidentiel.

Fatou Jallow “Toufah”, Miss Gambie 2014, dans un entretien accordé Human Right Watch, a révélé qu’elle a été violée par l’ancien président Gambien, Yaya Jammey, actuellement en exil. Elle raconte qu’un jour elle aurait été enfermée dans une pièce, qu’elle a crié avant d’être giflée et menacée: ” Si tu bouges, je te tuerai de mes propres mains“, lui aurait dit Yahya Jammeh pour finir par  la violer.

Il m’a aussi dit, poursuit-elle : ‘’Aucune femme ne m’a jamais rejeté. Alors toi, tu te prends pour qui ? (…) Il hurlait : ‘Ça aurait pu être si bien, car j’étais amoureux de toi, mais tu as voulu te la jouer féministe avec moi ! ’’ ‘’J’avais 18 ans quand il m’a violée“, a-t-elle ajouté.

Traumatisée par cette agression, Fatou Jallow s’enfuit au Sénégal et puis, grâce à l’aide d’ONG et de l’ONU, elle obtient l’asile dans un pays tiers où elle réside aujourd’hui.

Selon France Info, ce témoignage n’est pas un fait isolé . Puisque Human Rights Watch détient plusieurs autres récits qui affirment que le président et ses collaborateurs ont souvent recours à la coercition et à la tromperie pour obtenir des faveurs sexuelles. Le président Yahya Jammeh recrutait personnellement des “Protocol girls”, des assistantes censées être au service de l’Etat et qui se trouvaient harcelées. Certains médias ont même comparé les filles qui travaillaient au service du protocole à des “esclaves sexuelles” qui vivaient à State House, la résidence présidentielle, sans être autorisées à partir.

Reed Brody, avocat à Human Rights Watch dit que : ‘’Yahya Jammeh a traité les Gambiennes comme ses choses. (…) Le viol est un crime et Jammeh n’est pas au-dessus des lois’’.

1 commentaire
  1. Béa George dit

    Pauvre fille, courage !

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