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Sri Lanka – Violences antimusulmanes: Facebook, Whatsapp et autres réseaux sociaux bloqués

Plus moyen d’aller sur Facebook, Whatsapp et sur autres réseaux sociaux au Sri Lanka : le pays a bloqué leur accès lundi après des émeutes anti-musulmanes, quelques semaines après les attentats meurtriers de Pâques qui avaient notamment visé des églises.

Le Sri Lanka a bloqué lundi l’accès de Facebook, WhatsApp, Instagram et plusieurs autres réseaux sociaux à la suite d’émeutes anti-musulmanes dans plusieurs villes, quelques semaines après les attentats de Pâques qui ont notamment visé des églises.

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Cette décision des autorités sri-lankaises illustre la méfiance envers ces plateformes mais certains dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Elle est  intervenue alors que les réseaux sociaux sont vigoureusement critiqués à travers le monde, accusés de laisser proliférer désinformation et contenus incitant à la haine ou à la violence.

Selon le groupe de défense des droits numériques NetBlocks, les autorités ont bloqué Facebook, ses filiales WhatsApp et Instagram et son service de messagerie Messenger, mais aussi YouTube (Google), la messagerie Viber ou le réseau social Snapchat.

C’est la deuxième fois que Colombo prend cette mesure, inaugurée l’an dernier lors d’une vague de violences. Une démarche qui illustre le changement radical de l’image des réseaux sociaux, vus il y a encore quelques années – au moment des révolutions arabes de 2011 en particulier – comme les vecteurs d’une expression et d’une information libres.

« Certains gouvernements, dans le monde entier, y compris ceux qui utilisent les réseaux sociaux et les médias d’Etat, ont compris le risque posé par des plateformes comme WhatsApp », a estimé Jennifer Grygiel, spécialiste du sujet à l’Université de Syracuse (est).

« Ils agissent vite maintenant lors d’actes de terrorisme pour empêcher les rumeurs et d’éventuelles violences, mais la facilité avec laquelle ils peuvent fermer les plateformes montre aussi combien ils ont de pouvoir et de contrôle sur ces compagnies, et (démontre) le besoin de protéger la presse libre », a-t-elle ajouté.

Une suspicion accrue envers les musulmans

L’île est sous-tension depuis le carnage du 21 avril. 258 personnes ont péri dans des attaques qui ont visé trois églises et trois hôtels. Le principal organisme rassemblant le clergé islamique, All Ceylon Jamiyyathul Ulama (ACJU), a déploré une suspicion accrue à l’égard des musulmans depuis les attentats suicides. « Nous appelons les membres de la communauté musulmane à la patience et à éviter de poster des choses qui ne soient pas nécessaires sur les réseaux sociaux », a déclaré l’ACJU.

Les musulmans représentent 10% de la population du Sri Lanka, un pays à majorité bouddhiste. Les chrétiens sont de l’ordre de 7%.

 

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