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Nigeria – Boko Haram: rassemblement pour l’anniversaire de Leah Sharibu, toujours en captivité

Plusieurs dizaines de militants nigérians se sont réunis mardi 14 mai à Abuja pour célébrer le 16e anniversaire de la lycéenne Leah Sharibu, jeune chrétienne enlevée par Boko Haram à Dapchi en février 2018. Toutes les autres lycéennes enlevées ce jour-là ont été libérées quelques semaines plus tard, sauf elle.

De confession chrétienne et ayant refusé de se convertir à l’islam, elle est la seule, parmi la centaine d’élèves enlevées dans cette ville du nord-est du pays, à toujours être entre les mains de ses ravisseurs, et est devenue un symbole au Nigeria et dans le monde chrétien.

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« Nous avons décidé de nous réunir pour ne pas oublier Leah dans la prière », a déclaré à l’AFP le coordinateur du rassemblement, le révérend Gideon Para-Mallam, qui voit également dans cette « marche pacifique (…) une demande de libération ».

Des militants d’une demi-douzaine d’ONG, pour la plupart religieuses, ont partagé un gâteau d’anniversaire et ont défilé devant le parc des Fontaines de l’unité à Abuja.

« Aujourd’hui marque le 16e anniversaire de Leah Sharibu qui passe son deuxième anniversaire en captivité. Elle est actuellement sans voix mais son action de foi courageuse parle pour elle », a déclaré le révérend Para-Mallam.

Plus de cent élèves avaient été enlevées le 19 février 2018 par l’une des factions du groupe jihadiste Boko Haram, l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans un lycée du nord-est de l’État de Yobe.

A l’exception de Leah Sharibu, elles ont toutes été libérées après environ un mois de négociations entre le groupe jihadiste et le gouvernement nigérian qui s’était engagé à assurer la libération de la jeune Leah.

Les proches de Leah Sharibu oscillent depuis un an entre de longs moments de tristesse et de rares instants d’espoir. À l’image de Nathan Sharibu, son père, qui s’accroche à une promesse des autorités de la ramener saine et sauve sous peu : « L’année dernière, en octobre, le président en personne a appelé mon épouse. Il lui a assuré que son administration ferait tout son possible pour que ma fille rentre enfin à la maison. Puis il a envoyé quelques ministres me rendre visite à mon domicile dans l’État de Yobe. Mais depuis, nous n’avons plus aucune nouvelle

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