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Bénin: l’Anagip condamne l’assassinat de Fiacre Gbédji et exige l’ouverture d’une enquête

L’Association nationale des guides indépendants et professionnels du Bénin (Anagip-Bénin) s’est officiellement prononcée sur l’assassinat de Fiacre Gbédji-Oba, le guide touristique qui accompagnait les deux touristes français enlevés dans le Parc de la Pendjari. C’est à travers un communiqué rendu public ce mardi 14 mai 2019, dans lequel les collègues de Fiacre Gbédji condamnent son assassinat, exigent l’ouverture d’une enquête et demandent que sa mémoire soit immortalisée.

Les guides indépendants et professionnels du Bénin ne restent pas indifférents à l’incident qui s’est produit dans le Parc de la Pendjari, l’un des sites touristiques les plus visités au Bénin. Ils ont été particulièrement frappés par l’assassinat de Fiacre Gbédji, leur collègue qui accompagnait les deux français. « C’est avec affliction que nous avons appris l’assassinat de notre confrère Fiacre Gbédji qui, dans la noble cause de révéler le patrimoine touristique de notre pays, s’en est allé dans le feu de l’action tel un martyr de notre cause commune. », ont-ils fait savoir.

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Comme un martyr, Fiacre reçoit les hommages de ces collègues. Ils saluent la mémoire du guide et présentent leurs condoléances à sa famille. « L’Anagip-Bénin salue la mémoire d’un guide exceptionnel, courageux, dévoué à sa profession qui a fait parler du Bénin au-delà de ses frontières. Nous, guides du Bénin présentons nos condoléances à la famille Gbédji et compatissons à sa douleur. » , peut-on lire dans leur communiqué.

Des interrogations…

L’Anagip-Bénin se réjouit des efforts fournis par le Gouvernement béninois pour que les deux touristes français soient retrouvés. Maintenant que les deux touristes sont retournés chez eux vivants, l’Anagip se pose des questions sur le cas de Fiacre Gbédji. « Quel est le sort qui lui est réservé ? Patrick PICQUE et Laurent LASSIMOUILLAS ont-ils élucidé les circonstances de la mort de leur guide ? Le Gouvernement du Bénin a-t-il pris les dispositions nécessaires pour élucider ce crime odieux ? Qu’en est-il de l’immortalisation de la mémoire de son digne fils Fiacre GBEDJI ? Sera-t-il érigé en héros ? », s’interroge-t-elle.

Face à ces interrogations, l’Anagip-Bénin exige l’ouverture d’une enquête par les autorités béninoises afin que lumière soit faite sur l’assassinat de Fiacre Gbédji. Mieux, elle exige que des dispositions idoines soient prises pour que de telles situations ne se reproduisent.

Mettre fin au lynchage médiatique contre le Benin…

L’autre aspect du sujet abordé par l’Anagip, c’est la communication destructive orientée sur le tourisme béninois. Les guides s’insurgent contre ce lynchage médiatique tendant à le Bénin présenter comme un pays dangereux avec un taux élevé d’insécurité.

« …Anagip-Bénin est surpris de cette présentation faite du Bénin par certains médias et tient à rectifier que le Bénin est un pays non seulement paisible mais aussi d’une grande hospitalité qui a une culture et une histoire très riche à faire découvrir au monde entier.

Les nombreux attentats terroristes et tensions sociales subis par la France ces dernières années n’ont pas fait pour autant de Paris, une ville dangereuse et une zone rouge interdite aux visiteurs du monde. Paris demeure l’une des villes les plus visitées au monde. Il est donc incompréhensible et malveillant que l’assassinat de Fiacre GBEDJI soit utilisé pour ternir l’image du Bénin.

Il est important que le Gouvernement du Bénin, le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports et l’Agence Nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme communiquent suffisamment afin que le monde sache que la peur, la violence et/ou l’insécurité ne font pas partie du quotidien béninois… » 

Extrait du communiqué

 

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2 commentaires
  1. SAS dit

    Le communiqué demande que le gouvernement communique pour faire comprendre a l’opinion internationale que la peur, la violence et l’insécurité ne font pas partie du quotidien des béninois….
    Comment voulez-vous que ce gouvernement travaille à redorer l’image paisible du Bénin quand lui même s’emploie allègrement à pratiquer un ”djihad” sur son peuple ?
    Entre autres, les arrestations arbitraires sous forme d’enlèvements perpétrés à des heures indues sur des jeunes en colère et sur les leaders d’opinion ne sont rien d’autre que du terrorisme gouvernemental avec la complicité d’une police et d’une armée devenues plus présidentielles que républicaines
    Cet état de chose n’honore pas notre pays et ne donnera plus envie d’y séjourner. Le gouvernement doit vite résorber toutes les poches de frustrations et de tensions sociales et politiques, véritables appels d’air pour la venue de groupes terroristes qui menaçaient déjà à nos portes et qui verraient davantage en notre pays un terrain idéal et facile pour commettre leurs crimes

    1. george dit

      arrêter de tout politiser M. SAS

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