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Bénin – Assemblée nationale: les grands absents de la prochaine législature

Le 15 Mai 2019, les députés de la huitième législature élus à l’issue des élections du dimanche 28 avril 2019 seront installés pour un mandat de quatre ans. Cette première législature de l’ère du régime de la rupture se différencie des autres par l’entrée de nouvelles têtes.

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En dehors des transfuges de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent qui ont trop tôt jeté les cauris verts pour embarquer dans le navire du « Nouveau Départ », la huitième législature qui sera installée le 15 Mai prochain est constituée majoritairement de nouveaux visages venus pour faire l’expérience parlementaire. L’arrivée sur la scène parlementaire de ces nouveaux représentants du peuple ont poussé à la sortie, certaine figure emblématique de l’histoire parlementaire du Bénin depuis l’institution du parlement au lendemain de la conférence des forces vives de la nation.

Les grands absents de la huitième législature: 

Depuis la première législature, il y a des visages qui sont liés au parlement béninois, « des inconditionnels de l’Assemblée nationale » qui parviennent à avoir leur visa pour toutes les mandatures mais qui malheureusement ne seront pas au rendez-vous pour le compte de la huitième législature. Au titre de ces personnalités, on pourra citer:

  • Le président Bruno Amoussou: parlementaire de longue date, le renard de Djakotomey n’a manqué de législature que lorsqu’il est appelé à servir la république au côté du chef de l’Etat. Son absence sur la liste du parti progressiste a été sans doute négocié par le compétiteur né qui a réussi à obtenir son poste en échange probablement au poste du président du parti « baobab »;
  • Le président Adrien Houngbédji: actuel président de l’Assemblée nationale, mandature finissante. Plusieurs fois président de l’assemblée nationale, son parti fut l’une des formations politiques la plus représentée au parlement en terme de nombre de député. Obtenir son visa pour l’Assemblée est presque une formalité qu’il remplit tous les quatre ans. Malheureusement, il ne sera pas compté parmi les députés de la huitième législature, son parti politique n’a pas pu passer l’étape de la Cena;
  • Rosine Vieyra Soglo: considérée comme la dame de fer, elle a répondu présente à toutes les législatures où en sa qualité de doyenne d’âge, elle procède avec d’autres députés, le plus jeune à l’installation du bureau du parlement. Enquiquineuse comme ce n’est pas permise, elle parvient souvent à faire sortir certains de ses collègues de leur gong à travers ses prises de position. Impotente et aveugle comme elle se plaise à se taquiner elle-même, elle envisageait logiquement à prendre sa retraite politique; la confiscation de son parti politique par certain de ses anciens compagnons n’ont fait que l’aider dans ce sens;
  • Eric Houndété: actuel vice-président de l’Assemblée nationale, mandature finissante, a toujours réussi aussi à tirer son épingle du jeu. Jeune acteur politique promis à une carrière brillante, son rêve fut très vite brisé par la politique politicienne. Membre influent de l’alliance « Union fait la nation », Eric Houndété, aspirait à la magistrature suprême de son pays, une ambition tuée dans l’œuf par les ténors de cette alliance qui ont joué à la diversion jusqu’à la dernière seconde avant de le laisser à son sort. De cette blessure, il s’en est presque pas remis. Frayant un chemin dans l’opposition à l’actuel régime pour retrouver son siège au parlement, il sera une victime collatérale de l’exclusion des opposants;
  • Guy Dossou Mitokpè: héritier et brillant élève de son mentor, le jeune député qui s’est illustré positivement au cours de la mandature en cours a vu son rêve de se voir renouveler son mandat stopper net, les réformes du système partisan ayant pris par là;
  • Mathurin Koffi Nago et Idji Kolawolé: désormais dans le cercle des anciens présidents de l’Assemblée nationale, ces deux acteurs politiques qui n’ont aucune difficulté pour emprunter le boulevard du palais des gouverneurs sont contraints à la retraite parlementaire pour ancienneté;
  • Léon Basile Ahossi: l’un des victimes de la politique des responsables de l’Union fait la Nation qui n’ont jamais réussi à faire de cette union qui a suscité tant d’adhésion un grand parti politique à l’image de celui que président aujourd’hui le président Bruno Amoussou;
  • Valentin Djènontin: il fut parmi des personnalités qui ont animé la septième législature et ont donné de fil à retordre au bloc de la majorité parlementaire, sa mandature a été raccourci par un dossier de poursuite judiciaire qui l’a contraint à l’exil.

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