Conflit autour de la succession du roi de Calavi: Jean-Claude Codjia siffle la fin de la récréation

Le conflit autour de la succession du roi défunt d’Abomey Calavi divise les potentiels successeurs. Sur instruction du président de la République, l’autorité départementale de l’Atlantique a convoqué les filles et fils antagonistes de la famille royale pour un retour à la cohésion.

Depuis ce vendredi 12 avril 2019, les protagonistes de la crise relative à la succession du défunt roi d’Abomey-Calavi savent à quoi s’en tenir. Ils ont été convoqué par le Préfet de l’Atlantique et du Littoral, M. Jean-Claude Codjia à la salle du peuple de l’hôtel de ville pour la cause.

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Selon le compte rendu de cette séance faite par la cellule de communication de la mairie d’Abomey Calavi, le préfet Jean-Claude Codji a convoqué les antagonistes au nom du président de la république qui a décidé de peser de tout son poids dans cette crise qui a trop duré. Le préfet était donc porteur des instructions du Président Talon  afin que règnent la paix, la fraternité, la cohésion et la solidarité dans la cité de “Fofo Djaka”.

A l’entame de cette séance qualifiée de ”rencontre de vérité-réconciliation”, le Maire de la Commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, a fait observer à ses administrés qu’il n’y a jamais de situation d’incompréhension, de crise indéfiniment ingérable”.  ”Calavi, indique-il est un et indivisible ” et que les fils et filles de cette cité, se doivent de se donner la main pour faire face aux défis de développement.

Le Préfet Jean-Claude Codjia en sa qualité de médiateur à la crise a fait la genèse de ce conflit  et a démenti toute relation exceptionnellement amicale entre M. Claude Houansodji et lui. ”Depuis 1986, je suis ici à Calavi. Je connais un peu la genèse de cette histoire de royauté, commence -t-il par préciser. Nous sommes des frères et en tant que tels, nous devons cultiver la fraternité et la paix. En tant que Préfet, je suis pour tout le monde. Par rapport à ce dossier, vous avez saisi la Cour Constitutionnelle et le Ministre de la Décentralisation. Dans votre plainte, vous avez dit que je prends partie dans ce dossier parce que M. Claude et moi sommes des amis. Je dois vous dire publiquement ici qu’il n’est pas mon ami, a-t-il martelé. Pendant 20 ans, celui dont vous parlez, ne m’a pas salué. J’ai été Préfet avant qu’il ne me salue. Moi, en matière de gestion des affaires publiques, je ne mélange pas les ressentiments et les rancœurs. Je suis la vérité. Il est vrai, en matière de royauté, le Préfet ne s’immisce pas. Mais si le cheminement coutumier n’est pas suivi, si le consensus n’est pas trouvé, nous prenons des mesures conservatoires en tant que garant de l’ordre et de la sécurité dans le Département. Pour choisir un roi, il y a des préalables à observer.”, déclare-t-il.

Le Préfet Codjia raconte que les plaintes des protagonistes sont remontées à la Haute Autorité qui, après son rapport circonstancié au Ministre de la Décentralisation et son Mémoire à la Cour Constitutionnelle, a sur cette base, instruit qui de droit, à prendre le 04 avril 2019, des décisions ci-après, à exécuter sous quinzaine, donc le 19 avril au plus tard:
Primo, les membres de la royauté sont appelés à s’entendre pour poursuivre les cérémonies ”Tchio wiwo”, en hommage au défunt roi. La Police Républicaine est instruite à suivre lesdites cérémonies afin qu’elles se déroulent dans la paix, la sécurité, la sérénité et la fraternité, a indiqué l’autorité préfectorale.

Par ailleurs, précise-t-il, les cérémonies Tchio wiwo, ne doivent pas être déviées vers une quelconque cérémonie de succession et d’intronisation du nouveau roi de Calavi. Il faut prendre des dispositions pour que la succession du défunt roi de Calavi se passe dans les règles de l’art avec l’implication des collectivités et des Hauts Dignitaires concernés, souligne-t-il.

Le 1er Ministre du Roi, le Chef traditionnel Gazozo, le Représentant du roi de Hêvié, le grand-frère de Claude Houansodji, M. le Professeur Hounkpè ont à tour de rôle pris la parole pour dire leur satisfaction de constater que les Autorités au plus haut niveau de l’Etat soient préoccupées par la paix et l’unification des fils et filles d’Abomey-Calavi autour des questions de royauté, gages de paix et de développement.

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