Cameroun: quelques heures après son enlèvement, John Fru Ndi libéré

Le président du Social Democratic Front (Sdf) vient d’être libéré. Après quelques heures passées en captivité, l’opposant camerounais a recouvré sa liberté.

La guerre anglophone au Cameroun prend désormais une nouvelle dimension. Alors que le président du parti de l’opposition (Sdf) se rendait dans la ville de kumbo, des individus non identifiés l’ont pris en otage. Son enlèvement est annoncé par les média locaux et étrangers. Selon les informations non officielles rapportées par certains proches du leader de l’opposition, il se rendait à Kumbo pour assister à l’enterrement du député Joseph Banadzem. C’est alors que des individus armés l’ont intercepté et l’ont conduit à une destination inconnue.

Même si pour l’instant il est difficile d’établir l’identité authentique des assaillants, des pistes plausibles existent. Les membres du groupe séparatiste ont menacé de mettre la main sur quiconque s’aventurerait à assister aux obsèques de l’opposant Banadzem. Les habitants de la ville de Kumbo et les parents du défunt étaient les seuls autorisés par les milices séparatistes à prendre part aux cérémonies funéraires, apprend-on de sources concordantes.

Il faut dire que les menaces pèsent sur la famille de l’opposant au régime Biya. Le 19 avril dernier, Kingsley Azeh, le frère cadet du « Chairman », a été lui aussi enlevé dans le ranch familial, situé à Baba 2. Pas de nouvelle de lui jusqu’à ce jour. Aujourd’hui c’est lui-même qui en fait les frais. Peut-être que demain un autre membre de la famille biologique ou politique pourrait être la cible des assaillants.

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