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Bénin – Moment Politique: pour la première fois, Patrice Talon a parlé sans convaincre

Dans son entretien avec la presse sur la situation sociopolitique actuelle au Bénin, le président de la République, a qui est imputé la crise préélectorale, a tenté d’apporter des explications sur le fait qu’il n’en est pour rien en sa qualité commandant en chef.

60 minutes de parole et pour la première fois, le président Patrice Talon n’a pas convaincu, sauf peut-être pour dire ce que l’on sait déjà. Patrice Talon, tient à ses réformes et croit dur comme fer que la direction et la tournure que prennent les choses au pays, sont les bonnes pour un avenir meilleur. Talon a toujours indiqué qu’il ne peut rien faire en tant que « président » pour arranger les choses. Il a à son tour, imputé la responsabilité au parlement qui n’aurait pas su trouver une solution à la situation actuelle alors qu’il (Talon) était disposé à se soumettre à sa décision finale. Ça on le savait depuis et tout le monde ou presque, s’est résigné au fait que le président ne fera rien pour permettre la participation des autres formations politiques « exclues » de la compétition pour les prochaines législatives. Mais pourquoi cette dernière sortie du président pour ne rien dire de nouveau ?

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Même si certains s’attendaient à une « déclaration forte » qui permettrait de sortir de l’impasse politique actuelle dans le pays, plusieurs observateurs indiquaient que le président ne comptait pas céder aux revendications de l’opposition en ce qui concerne leur participation aux législatives prochaines. Et c’est ce qui s’est passé jeudi 11 avril 2019. Devant des journalistes qui, peut-être impressionnés par le président, n’ont pas osé poser de plus profondes questions, Patrice talon a déroulé un condensé de phrases « sujet-verbe-complément » pour tenter d’argumenter sur ses prérogatives en tant que président et sur les genres de chapeau qu’il aimerait ou n’aimerait pas porter. Une heure, une bonne heure au cours de laquelle Patrice talon a usé de son talent dans le maniement de la langue de Molière pour tourner autour de la même question : que faites-vous « sincèrement » pour la sortie de l’impasse ? » Rien de concret n’est sorti de cet entretien, il faut le dire, et le peuple est resté sur sa fin à l’annonce d’un des journalistes de la faim de l’entretien.

Que retenir malgré tout ?

Cependant, on peut retenir de ce passage du président de la République devant ses concitoyens deux points principaux. Dans un premier temps il faut comprendre que le président indique que même s’il le voulait, il ne peut pas faire grand-chose dans la situation actuelle. La constitution « actuelle » ne lui permettant pas de le faire. Il va sans dire que le président accuse, de façon subtile, le parlement et surtout, ceux qui sont allés contre l’amendement de la constitution, d’être responsables de la situation qui prévaut dans le pays actuellement. Talon indiquerait implicitement que si la constitution avait été amendée, ces problèmes n’auraient peut-être pas pu exister et, même s’ils avaient existé, peut-être que le président aurait pu « faire quelque chose ».

L’autre chose qu’il faut retenir de l’entretien du président de la République, c’est sa conclusion. « La démocratie béninoise… est solide ». Le président ne se retrouve pas dans les dessins à lui collés, de président aux allures de dictateurs. Il estime que ce qui se passe avec les « opposants » est de bonne guerre et qu’ils sont libres d’exprimer leur désaccord. Toutefois, il leur lance un appel à la modération. Pour le président, il ne servira à rien d’incendier le pays car, s’ils aspirent un jour à le diriger, ce n’est pas un pays en cendre qu’ils gouverneraient.

Dans tous les cas, on attendait un discours « nouveau » de Patrice talon, on en a eu un « ancien », mais avec de nouvelles expressions. Comme quoi, on peut dire la même chose aux mêmes personnes de plusieurs manières.

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3 commentaires
  1. Paysan dit

    Hahahaha, donc il vous avait convaincu toutes les autres fois hein !!!! Moi je trouve qu’il fait plutot perdre la tête aux journaleux….

  2. Valentin dit

    Que retenir malgré tout ?
    -le président accuse, de façon subtile, le parlement et surtout, ceux qui sont allés contre l’amendement de la constitution, d’être responsables de la situation qui prévaut dans le pays actuellement.
    – que ce qui se passe avec les « opposants » est de bonne guerre et qu’ils sont libres d’exprimer leur désaccord.
    En conclusion, il fallait s’y attendre

  3. Paysan dit

    Valentin encore dans ses œuvres d’intox. Le président a plutôt fait référence a un consensus obtenu dans un comite paritaire et consigné dans un document paraphé par ses membres. Et des membres dits de l’opposition qui, par la suite, renient ce document qu’ils avaient pourtant paraphé.

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