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Algérie: le président Abdelaziz Bouteflika a démissionné après 20 ans de pouvoir

Le chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, cible d’une contestation inédite depuis un mois, a informé le Conseil constitutionnel de sa démission « à compter d’aujourd’hui », mardi, ont annoncé les médias officiels, citant la présidence de la République.

Au pouvoir depuis 20 ans, M. Bouteflika « a avisé officiellement le Conseil constitutionnel de la fin de son mandat de président de la République » à partir « d’aujourd’hui », mardi, indique un bandeau déroulant sur la télévision nationale, peu après la remise en cause explicite par l’armée algérienne de l’autorité de la présidence. L’agence de presse officielle APS a indiqué que le président de la République avait « notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat ».

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Cette démission intervient après plus d’un mois de crise politique débutée avec l’annonce le 10 février d’Abdelaziz Bouteflika, 82 ans et très affaibli par un AVC en 2013, de briguer un cinquième mandat lors d’une élection présidentielle qui était initialement prévue le 18 avril mais a par la suite été repoussée sine die.

Pas de sortie dans les rues à Alger

Un concert de klaxons a accueilli la nouvelle de la démission de M. Bouteflika à Alger, mais les Algérois ne sont pas sortis dans la rue dans l’immédiat. Lundi, la présidence algérienne avait annoncé dans un communiqué que M. Bouteflika démissionnerait avant l’expiration de son actuel mandat le 28 avril, après avoir pris des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition », sans autre précision.

Mardi, à l’issue d’une réunion des plus hauts gradés de l’armée, son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a estimé que ce communiqué n’émanait pas du chef de l’Etat mais « d’entités non constitutionnelles et non habilitées ».

« Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue », avait poursuivi le général Salah, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

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