Venezuela – Crise: les femmes vendent leurs cheveux pour se faire de l’argent

Selon l’information rapportée par les “observateurs” de France24, il s’agit d’un phénomène peu ordinaire. A la frontière colombienne, les femmes du Venezuela vendent leurs cheveux. Leur objectif est de réaliser un peu d’économie pour faire face à la crise qui sévit depuis plusieurs semaines dans le pays.

Les femmes rencontrées par les « Observateurs » avancent diverses raisons qui les poussent à vendre leurs cheveux. Pour certaines d’entre elles, c’est pour gagner un peu d’argent et faire face à la crise économique qui touche le pays. Pour d’autres, c’est pour arrondir les salaires qui sont dérisoires. Un autre groupe de femmes ajoutent que la vente des cheveux permet de s’offrir des produits de première nécessité comme la nourriture, les médicaments etc.

D’après les sources de nos confrères de France24, c’est depuis trois mois que des centaines de femmes font chaque jour des allées et venues à la frontière avec la Colombie pour aller vendre leurs mèches dans le pays voisin, en échange de quelques pesos. Une femme peut gagner jusqu’à 70 000 pesos colombiens l’équivalent d’une vingtaine d’euros. En vendant ses cheveux, c’est donc plus que le salaire mensuel minimum vénézuélien que gagne ces femmes.

“Je passe régulièrement la frontière et depuis trois mois, j’ai remarqué que le commerce de cheveux avait pris de l’ampleur. Tous les jours, des femmes arrivent en bus, même en provenance d’autre États vénézuéliens et vont en Colombie se faire couper les cheveux. Devant les boutiques ou dans les parcs, des “coiffeurs” leur coupent les cheveux et les analysent pour leur indiquer combien elles peuvent en tirer. Cela dépend de la longueur des cheveux, de leur volume, s’ils sont naturels ou colorés. Il y a ensuite des rabatteurs dans les rues qui crient “nous achetons des cheveux.” affirme un observateur.

Notons que c’est un premier pas vers des trafics qui pourraient s’avérer beaucoup plus dangereux. Avec cette vente illicite des cheveux, l’on pourrait plus tard aller jusqu’à la vente des autres organes humains, si rien n’est fait. Quand ces femmes n’auront plus de cheveux à vendre, qu’est ce qui suivra? Des organes ? Doit-on également s’attendre à des vols de cheveux ?

Pour rappel, en 2015 à Maracaibo, une ville côtière du Venezuela, les témoignages attestent qu’un phénomène s’était développé dans lequel les femmes se faisaient agresser et couper les cheveux à leur insu.

Interviewé par l’un des journalistes de France24, le secrétaire du gouvernement de la ville colombienne de Cucuta, Oscar Gerardino, a expliqué qu’il est difficile de faire face à ce phénomène. Il précise que chaque jour, près de 50 000 vénézuéliens vont à Cucuta, dont de nombreuses femmes qui vendent leurs cheveux.

 

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