Diplomatie

Statut de réfugié accordé à l’ange gardien d’Edouard Snowden: le Canada met à dos les Etats Unis

Vanessa Rodel et sa fille [email protected]

Le Canada a accordé le statut de réfugié à la femme ayant aidé Edward Snowden lors de sa fuite à Hong-Kong, après qu’il ait révélé au grand jour des informations américaines classées top-secrets. La dame et sa fille subissaient depuis des années des représailles de la part des autorités Hongkongaises et étaient sous le coup d’une expulsion vers leur pays d’origine.

Vanessa Rodel et sa fille Keana peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Le combat qu’elles menaient depuis des années viennent de connaitre un dénouement heureux. En effet, cette philippine d’origine, vivant à Hong-Kong avait attisé le courroux des autorités de son pays hôte après qu’elle ait accordé en 2013 l’hospitalité à l’ancien analyste de la CIA Edward Snowden qui avait révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.

C’est un avocat protégeant le lanceur d’alerte américain qui avait eu l’idée de le cacher dans ce quartier pauvre de l’ancienne enclave britannique, où il serait moins pourchassé. Sauf que la Hongkongaise ignorait que ce geste noble de sa part allait lui coûter très cher. Les autorités lui ont coupé l’aide sociale, tout en refusant l’accès à l’école à sa fille. Elle était également en permanence sous le coup d’une expulsion vers son pays d’origine. Elle n’a eu son salut que grâce à l’’ONG For the refugees, qui l’a aidée à obtenir son statut de réfugiée du Canada après plusieurs années de lutte.

Vanessa Rodel en conférence de presse à l’aéroport de Toronto (Canada), le 25 mars 2019
Cole BURSTON / AFP

La femme de 42 ans qui a foulé lundi 25 mars le sol canadien s’est dit heureux d’entamer elle et sa fille de 7 ans, une nouvelle vie dans leur nouveau pays d’accueil. Depuis la Russie où il a obtenu le droit d’asile, Edward Snowden a exprimé toute sa gratitude envers celle qui l’avait protégé des sbires de la CIA. Il a demandé au Canada d’accueillir les cinq autres personnes qui l’ont aussi caché, de nationalité sri-lankaise, qui demeurent encore en attente de leur statut de réfugiés, a rapporté RFI.

Interrogé sur une éventuelle influence négative de cette décision sur les relations canado-américaines, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que : « Ce n’est pas une question de relations géopolitiques… Ce sont des décisions qui sont prises pour des gens » et qui sont « fondées sur les faits concernant les gens », a-t-elle conclu lors d’un point presse à Washington, à l’issue d’une rencontre avec le représentant au Commerce Robert Lighthizer.

Rappelons qu’Edward Snowden est inculpé le 22 juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d’espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux.

A Lire Aussi

Cameroun: la riposte Sénat et du gouvernement au parlement européen

Parfait FOLLY

Notre Dame de Paris – incendie: Vladimir Poutine propose l’aide de la Russie à Macron

Benjamin Casimir Vodjo

Diplomatie : l’Afrique du Sud réduit son champ de coopération avec Israël

Benjamin Casimir Vodjo

Polémique autour de la nomination d’un béninois au poste d’ambassadeur de France à Kampala

Benjamin Casimir Vodjo

RDC: le nouveau président Felix Tshisekedi sollicite l’aide des Etats-Unis

Vincent DEGUENON

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo en visite à Cuba

Modeste Dossou

Laisser un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nous utilisons les cookies afin de fournir les services et fonctionnalités proposés sur notre site et afin d’améliorer l’expérience de nos utilisateurs. En cliquant sur ”J’accepte”, vous acceptez l’utilisation des cookies. Vous pourrez toujours les désactiver ultérieurement. Si vous supprimez ou désactivez nos cookies, vous pourriez rencontrer des interruptions ou des problèmes d’accès au site." Accepter En Savoir Plus