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Gestion de la Crise électorale: Houngbédji justifie la lenteur observée par le parlement

Le président de l’Assemblée nationale mandaté pour trouver avec la classe politique une voie de sortie de crise est accusé de prendre tout son temps alors que la situation politique appelle à l’urgence. A travers une conférence de presse tenue ce Mardi 19 Mars 2019, il a expliqué aux professionnels des médias pourquoi le comité mis en place travaille dans une relative lenteur.

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Faut-il regarder la date du 28 Avril 2019 fixée par la commission électorale nationale autonome pour précipiter le processus de recherche de solution de sortie de crise et renforcer l’impasse actuelle? En tout cas, telle n’est pas l’option du comité paritaire mis en place par le bureau de l’Assemblée nationale.

En effet, au cours d’une conférence de presse qu’ il a tenu ce mardi 19 Mars 2019 au palais des gouverneurs à Porto Novo, le président de l’Assemblée Nationale, Me Adrien Houngbédji a levé un coin de voile sur les raisons qui justifient la supposée lenteur qui est reprochée à l’Assemblée nationale. Pour Me Adrien Houngbédji, il ne s’agit pas de faire une course à la montre, mais de prendre le temps nécessaire pour faire les choses de manière à avoir une élection inclusive. Pour le président de l’Assemblée Nationale, la proposition du comité paritaire sur la révision de l’article 80 nouveau en son alinéa 2 permet de solutionner le délai constitutionnel du mandat en cours.

En effet, l’article 80 nouveau proposé stipule que: « Lorsque le renouvellement à bonne date de l’Assemblée nationale est compromis par des menaces à la paix sociale, l’Assemblée nationale peut proroger le mandat en cours d’un délai qui ne peut excéder 45 jours par un vote aux 5/6 des députés composant l’Assemblée nationale ».

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Ainsi, selon le président de l’Assemblée nationale, l’objectif est de parvenir à un consensus qui permet l’organisation d’une élection législative inclusive en prorogeant la fin du mandat en cours sans excéder 45 jours par un vote aux 5/6 des députés. La lenteur actuelle au niveau du parlement trouve ainsi aux dires du président Adrien Houngbédji sa justification dans la volonté de conduire la médiation de manière à réaliser le souhait émis par le chef de l’Etat de voir le plus grand nombre possible de partis politiques participer aux prochaines législatives.

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