De l’A380 d’Air France au Boeing 737 d’Ethiopian Airlines, un dimanche noir pour le ciel africain

Ce dimanche 10 mars 2019 restera l’un des pires dimanches qu’aura connu le ciel africain. D’abord l’Airbus A380 de la compagnie française Air France qui a perdu un de ses quatre réacteurs en plein vol, environ une heure après avoir décollé de l’aéroport d’Abidjan pour celui de paris, ensuite, c’est le Boeing 737 d’Ethiopian Airlines effectuant la liaison Addis Abeba-Nairobi qui s’est écrasé dimanche matin peu après le décollage.  Si pour le premier, il y a eu plus de peur que de mal, pour le second, les 157 personnes qui se trouvaient à bord ont péri dans l’accident.

A380: 501 personnes ont refusé de mourir 

« Nous volons au-dessus du Niger, d’après l’écran de géolocalisation. J’ai vu une boule de feu pendant quelques secondes puis j’ai entendu un grand bruit du côté gauche de l’avion », a témoigné dimanche auprès de l’AFP un journaliste de l’agence Bloomberg, Baudelaire Mieu. Et pour cause, l’un des quatre réacteurs d’un Airbus A380 de la compagnie Air France, qui effectuait la liaison Abidjan-Paris dans la nuit de samedi à dimanche avec 501 passagers, est tombé en panne, contraignant l’appareil à faire demi-tour.

Selon le journaliste Baudelaire Mieu, l’avion a continué de vibrer pendant tout le retour vers Abidjan. « Les gens priaient, j’entendais des +Seigneur+, des +Allah+. C’était chaud ! J’ai eu la peur de ma vie ! », a-t-il confié. L’appareil s’est finalement posé sans problème à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, tous les passagers ont applaudi et ont pu débarquer sains et saufs, a fait observer le journaliste.

Un destin bien plus triste pour le Boeing 737

Le crash du Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines, survenu ce dimanche 10 mars 2019, n’a épargné la vie à aucun des passagers à bord de cet appareil. Les 157 personnes qui se trouvaient à bord de cet avion qui effectuait la liaison entre Addis-Abeba (Ethiopie) et Nairobi (Kenya), ont tous perdu la vie. « Notre vol partait d’Addis-Abeba en direction de Nairobi. Il a décollé de l’aéroport à 8h38 mais six minutes plus tard, en plein vol, il a eu des difficultés et a disparu des radars » alors qu’il avait eu « l’autorisation » de faire demi-tour et de repartir vers Addis-Abeba », a expliqué le PDG de la compagnie, aux hommes des medias au cours d’une conférence presse à Addis-Abeba.

Plus de trente nationalités differentes étaient à bord de cet avion qui a été  récemment livré à la compagnie. Un même modèle que celui du  Lion Air de la compagnie indonésienne qui s’était abîmé en mer de Java, faisant 189 morts, le 29 octobre 2018.

Un triste week-end pour l’aviation civile

Si le ciel africain a tremblé à deux reprises au cours de la même journée, les autres continents, dans un moindre mal, n’ont pas été aussi épargnés. En effet, plusieurs personnes ont été blessées en raison de fortes turbulences lors d’un vol de la Turkish Airlines reliant Istanbul à New York, ont fait savoir plusieurs médias locaux. L’avion, un Boeing 777 qui transportait 308 passagers et 21 membres d’équipage, se trouvait au-dessus de l’océan Atlantique à 45 minutes de sa destination lorsque les secousses ont eu lieu.

Aussi, un avion Douglas DC-3 de la compagnie vénézuélienne Laser Airlines s’est écrasé  à Meta, en Colombie, tuant 14 personnes. L’avion immatriculé HK-2494 devait effectuer une liaison entre San José del Guaviare et Villavicencio. Initialement, les autorités colombiennes avaient indiqué 12 personnes à bord, mais la presse locale a publié ensuite une liste de 14 noms (dont trois membres d’équipage). Les causes de l’accident sont pour l’heure inconnues.

Enfin, l’atterrissage d’urgence d’un avion d’Air Transat samedi matin a causé toute une commotion à l’aéroport de Newark, au New Jersey. De la fumée dans la soute de l’avion , qui a décollé à Montréal, a forcé l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international de Newark-Liberty dans la région de New York. Pour un spécialiste en aviation, c’est probablement la situation la plus critique pouvant survenir pour un pilote, soit des indications voulant que de la fumée ou une source de chaleur soit présente dans la soute.

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