Bénin – Législatives 2019: le gouvernement opposé à la remise en cause des lois électorales

Le mercredi 6 Mars 2019, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a accueilli au palais de la Marina la classe politique. A l’issue de la rencontre, le président de la république a envoyé l’assemblée nationale à discuter avec les leaders politiques pour des propositions concrètes de sortie de crise. Mais très tôt, le débat de la remise en cause du nouveau code électoral et de la charte des partis politiques a cristallisé les énergies. Une option que ne semble pas partager le gouvernement.

Au lendemain de la rencontre de la classe politique avec le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, la plupart des partis politiques ont évoqué l’abrogation du nouveau code électoral et la loi portant charte des partis politiques citées comme des préalables avant toute discussion. Une option que le gouvernement ne semble pas partager.

En effet, reçu ce mercredi 13 mars 2019 dans « l’édition Afrique », de Radio France Internationale (RFI), le ministre béninois de la justice et de la législature, Séverin Quenum ne semble pas partager cette façon de voir les choses. Selon lui, l’ouverture donnée par le chef de l’Etat pour une sortie de crise ne doit pas être perçue comme une remise en cause des réformes. Aussi, martèle-t-il, on ne fait pas des réformes pour ensuite faire un retour en arrière.

« C’est une incongruité de mon point de vue de parler de gel des reformes. Lorsqu’on fait une réforme, on doit aller de l’avant. On ne fait pas une réforme pour y renoncer. Ces réformes ont été votées par l’Assemblée nationale. Aujourd’hui je ne vois pas pourquoi il faut les remettre en cause parce qu’il aurait certains partis qui seraient en retard » a-t-il fait remarquer.

La désapprobation par le garde des sceaux des propositions visant à remettre en cause le nouveau code électoral ou la nouvelle charte des partis politiques est sans doute une manière d’orienter les débats afin que les partis politiques fassent des propositions acceptables par tous.

Mais le débat a également évolué dans le rang de l’opposition où les leaders politiques proposent plutôt l’adoption d’une loi modificative à titre exceptionnel de la charte des partis politiques et du code électoral en vue de rendre inclusive les élections législatives d’avril prochain. Autrement dit, le code électoral de 2013 ne peut être évoqué dans le contexte actuel pour les législatives de 2019.

1 commentaire
  1. Valentin dit

    Législatives 2019: le gouvernement opposé à la remise en cause des lois électorales:
    Ces lois n’avaient t- elles pas fait objet d’étude au niveau de notre assemblée Nationale. N’avient elles pas été adoptées par nos députés ? pourquoi veut t-on aujourd’hui que le gouvernement remet en cause les lois elctotorales .
    Ca fait honte que des cadres a qui le peuple a fait confiance puissent trahir jusqu’a ce niveau.
    Ils ont besoin de présenter leurs excuses a ce peuple .
    Mais dans une marche vers la paix, il serait souhaitable que le gouvernement sache raison gardé et accepte revoir ces textes qui aujourd’hui pertubent l’atmosphere nationale.
    Pour le peuple beninois, c’est le lieux de prendre conscience de ce nos dits députés ne savent vraiment pas ce qu’ils font. Que Dieu les pardonne

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