Bénin: le BMP pourrait échapper à Patrice Talon selon Me Ibrahim Salami

Ce mercredi 27 mars 2019, Me Ibrahim Salami a opiné sur la crise préélectorale au micro de Frissons radio. Dans son intervention, l’homme de droit fait constater que la situation de blocage observée actuellement au Parlement est logique. Il pense qu’il pourrait être difficile pour le chef de l’État de convaincre ses députés dans sa volonté d’organiser des élections inclusives. 

Les discussions qui se mènent à l’Assemblée nationale en vue des élections législatives inclusives de 2019 ont été entamées suite à la rencontre entre le Chef de l’État et la classe politique. Vue qu’au terme de l’étape de dépôt de dossiers de candidatures,seulement deux partis de la mouvance sont retenus pour prendre part aux élections, le Chef de l’État a en effet souhaité que les députés se revoient pour trouver des solutions pouvant permettre aux autres partis écartés de revenir dans le processus.

Mais depuis près d’un mois, les parlementaires semblent tourner en rond, sans retenir des propositions concrètes et consensuelles. Contestations, débats houleux entre les députés de la majorité et de la minorité. C’est ce à quoi est réduit depuis quelques semaines le Parlement. Selon Me Ibrahim Salami, cela ne devrait étonner personne, l’Assemblée nationale étant le haut lieu de la politique. Pour lui, dans ces manœuvres politiques les députés du Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP) détiennent visiblement les cartes et pourraient les jouer à leur guise; même au détriment de la volonté du Président de la République qui souhaitent que tous les partis aillent aux élections.

La guerre des intérêts…

Dans cette histoire d’organisation des élections inclusives, chacun tire le drap de son côté pour ne pas être perdant à la fin. Dans ce combat politique, l’homme de droit se pose des questions sur la sincérité des  députés de la mouvance à vouloir des élections inclusives comme le souhaite le chef de l’État. Il estime que même si ces derniers devraient s’aligner derrière la volonté de leur leader, cela paraît à tout point de vue difficile. “Les hommes politiques ne sont pas des enfants de cœur. Même le Président Patrice Talon, je ne suis pas sûr qu’il tienne encore ses députés. Ils ont été déjà placés sur une liste, ils savent qu’en allant à l’élection, ils ont plus de chance sans l’opposition, c ‘est évident. Et donc, je pense qu’on ne peut pas exclure que dans leurs têtes qu’ils puissent penser que les élections inclusives, c’est une façon d’organiser leur propre suicide”, a-t-il expliqué.

Mais au delà de toutes considérations politiques; l’homme de droit pense que les élections inclusives sont ce qui a de mieux dans une démocratie. C’est pourquoi il invite les acteurs politiques, notamment les députés de la mouvance à s’oublier un temps soit peu pour permettre l’effectivité des élections inclusives. “Je leur demande de faire preuve de hauteur et de grandeur d’âme”, a-t-il conclu.

1 commentaire
  1. Ledoux dit

    Je l’avais déjà dit écrit dans un commentaire la semaine dernière sur ” La Nouvelle Tribune ” .
    J’avais dit , le vrai problème, c’est le BMP qui ne veut pas d’une élection inclusive. Parcequ’ils s sentent déjà gagnants sans la participation de l’opposition. Ce n’est pas le Président qui ne veut pas. J’avais a cette occasion inviter le Président de la république de revoir sa liste parce qu’il pourrait être trahis par ces de…putes.
    Ils ( députés ) sont a tout moment prêt à lâcher le Président aux plus offrants.
    La politique n’est ps une science exacte ou 1+1=2 toujours inchangeable. Alors c’est au Président d’être très prudent avec ce BMP.

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