Bénin: en colère, Adrien Houngbédji lance aux députés, “Moi je n’ai plus de carrière à faire”

Au cours du débat houleux qui s’est tenu ce jeudi 21 mars 2019 au Parlement, le Président de l’Assemblée nationale a dit ses quatre vérités aux députés. Pour lui, l’heure n’est pas aux manœuvres politiciennes; mais il faut trouver des solutions pour sortir le pays de la crise. En ce qui le concerne lui, il dit avoir déjà joué pleinement sa partition.

Face à ce qu’on pourrait appeler cafouillage dans les discussions à l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a mis chacun devant sa responsabilité. Sans ambages, il a exposé les difficultés rencontrées dans l’accomplissement de sa mission de recherche de solutions pour l’organisation des élections législatives inclusives. Boycott de rencontres, contestations perlées; autant de choses qui n’ont pas facilité l’atteinte des objectifs.

Selon lui, tout cela semble de la politique politicienne. C’est pourquoi il invite les députés à penser au pays en se détournant de cette voie qui ne fait qu’empirer la situation. “C’est du pays qu’il s’agit. Je ne suis pas là pour faire de la politique politicienne; moi je n’ai plus de carrière à faire. Aujourd’hui les données sont différentes…Je vous ai dit qu’hier à 19 heures j’ai rendez-vous avec les formations politiques pour la concertation sur le code électoral…Je suis allé et je n’ai vu que les formations de l’opposition. Dès lors, la concertation n’a pas pu se faire, bien au contraire par rapport au travail fait par le Comité Paritaire, j’ai reçu une lettre signée de Garba Yaya et Eric Houndété qui conteste ce qui a été fait par le Comité Paritaire. Vous me prenez pour qui dans ces conditions? Faut pas exagérer ! ” a-t-il lancé.

La balle est désormais dans le camp de la Commission des lois…

Invité à prendre le devant des discussions en vue de l’organisation des élections législatives inclusives de 2019, Adrien Houngbédji dit être à la fin de sa mission. Pour lui, le reste du travail relève de la responsabilité de la Commission des lois dont le rapport sera examiné par la plénière qui prendra la dernière décision. “N’ayant pas réussi à faire la concertation hier, j’ai ramené le texte tel qu’il a été examiné en conférence des présidents et au niveau du Comité Paritaire. Est ce qu’on a besoin de gloser sur ça ? C’est la plénière qui est souveraine. La Commission des lois écoute tout le monde”, a-t-il précisé.

A l’en croire, le reste des discussions doit désormais se faire au niveau de la Commission des lois. En ce qui le concerne lui, il dit avoir fini sa mission. “Moi je me reconnais parfaitement dans ce que j’ai fait. Et je n’ai pas de leçons à recevoir”, a-t-il affirmé.

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