Bénin-crise électorale: Moukaram Badarou appelle Soglo et Yayi à la raison

Se prononçant sur la crise préélectorale que traverse le Bénin depuis quelques semaines, l’ancien préfet du département de l’Ouémé-Plateau s’est adressé aux anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi. C’est à travers une tribune intitulée “Nécessité d’un rempart”, que Moukaram Badarou a interpellé les anciens chefs d’Etat sur le rôle qui doit être le leur dans le règlement de la crise actuelle.

Selon Moukaram Badarou, la persistance de la crise en cours au Bénin se justifie par l’absence d’un rassembleur dans le pays. L’époque de Bernardin Gantin, de Isidore de Souza, de Emile Derlin Zinsou étant finie, le pays sombre dans une crise de méfiance prolongeant ainsi l’impasse notée.

Pour lui, il est indispensable que les anciens Chefs d’Etat et les responsables des confessions religieuses revoient leur position au nom de l’intérêt général du Bénin. “Ceux qui bénéficient du privilège d’être en position de rempart doivent impérativement, au nom de l’intérêt supérieur du pays et de la nation, retrouver la position qui leur revient de droit dans la cité. Je pense ici aux anciens Présidents de la République, au Patron de la conférence épiscopale du Bénin, au Président de l’Union islamique du Bénin”, a-t-il martelé.

Moukaram Badarou trouve regrettable que le Bénin devienne aujourd’hui un pays où défile la communauté internationale pour les difficultés d’organisation des élections. “Il est malheureux et regrettable de voir défiler dans notre pays pour les questions liées aux difficultés d’organiser des élections démocratiques, les émissaires des Nations Unies, de la CEDEAO et peut être bientôt ceux de la Francophonie, de l’Union Africaine et que sais je encore ?”

Rappelons que Moukaram Badarou, président de l’ex-parti politique Conscience citoyenne, est un membre du parti Union progressiste, l’un des deux partis politiques du Chef de l’Etat en lice pour les législatives du 28 avril 2019.

4 commentaires
  1. Charlemagne BIO dit

    Je trouve pertinent l’appel de l’ex préfet de YAYI, aujourd’hui membre de l’UP. Mais il serait juste de dire que les personnalités citées ont joué et continuent de jouer leur partition pour une sortie de crise. Ceci a d’ailleurs abouti à une revue sensible de la position du chef de l’Etat qui de donneur de leçons est passé à demandeur de consensus. D’où son invitation aux députés à revoir les textes qui bloquent la réalisation d’élections inclusives. Je pense que du point de vue de la forme, le chef de l’Etat a également joué son rôle en responsabilisant les députés. Aujourd’hui donc la balle est dans le camp des députés et plus précisément du BMP à qui le blocage observé profiterait si les choses restaient telles qu’elles sont. Maintenant dans le fonds, je pense qu’une réelle volonté du chef de l’Etat pourrait se manifester à travers une mise en demeure de ses députés de lever les verrous des lois sur la charte des partis politiques et le code électoral actuellement en vigueur. Comme par le passé, il a tous les moyens de les y contraindre s’il le veut.

  2. Amos dit

    Message d’une pertinence indiscutable. Ces deux anciens présidents constituent manifestement un binôme de pyromanes et n’honorent guère leur statut. Ils ont intérêt à se ressaisir. Autrement, ils perdront le respect qui leur est normalement dû.

    1. Babalao dit

      Depuis quand tu les respectes toi ?

  3. Elijah dit

    Quand on a passé 10 ans à corrompre la sagesse…C’est normal que la suspicion soit de mise. Aucun de ces anciens présidents n’a de sagesse à prodiguer dès l’instant qu’ils ont des partis pris…
    Ils ne sont pas au dessus de la mêlé, ils y sont totalement…
    Hum désert de sagesse…Même nos gardiens de la traditions, nos chefs religieux ont été mis à contribution dans la compromission du populisme.

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