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Zimbabwe: les militaires invités à ne plus sortir en public en uniforme

Des responsables de l’armée zimbabwéenne ont été invités à ne pas apparaître publiquement en uniforme par peur de représailles, de la part de civils en colère, après plusieurs attaques, visant des membres, des forces de sécurité, notamment, un policier, qui aurait été lapidé par des citoyens en colère.

Un mémorandum interne a été distribué vendredi 08 février, demandant aux militaires de ne pas porter leur uniforme en dehors de leur caserne, a rapporté mardi 13, les autorités militaires du Zimbabwe. «L’armée nationale du Zimbabwe (ZNA) a ordonné qu’avec effet immédiat, aucun uniforme militaire ne soit porté en dehors des zones de cantonnement. Cela s’applique aux membres qui se rendent au lieu de travail, ainsi que dans les transports interurbains », indique le mémorandum. «Prenez note qu’après les heures de travail, les membres doivent revêtir des vêtements civils et laisser leurs uniformes dans les zones de cantonnement. Certains membres ont été attaqués par des civils hostiles alors qu’ils étaient en uniforme », lit-on dans le mémorandum.

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Des fonctionnaires en uniforme, pris pour cibles par le public, continuent de faire surface. L’un des incidents les plus graves, concerne un policier, l’agent de police Alexio Maune, âgé de 32 ans, qui a été attaqué et lapidé à mort par des émeutiers. Les soldats patrouillent dans les rues et se concentrent sur les principaux quartiers de la capitale Harare depuis les manifestations de janvier, contre la flambée des prix de l’essence. Plus de 50 personnes ont été tuées, dans des affrontements avec les forces de sécurité à la suite de la répression des manifestants à Bulawayo et à Harare. Mais, l’armée a déclaré dans un communiqué, qu’elle n’est intervenue, que lorsque la police a été incapable de faire face à l’escalade de la situation sur le terrain.

«Au cours des troubles qui se sont déroulés dans le pays du 14 au 16 janvier, les manifestants ont pris pour cible, des postes de police et des membres de cette force contre lesquels ils ont exaspéré leur colère. En conséquence, la police a demandé l’aide des forces de défense du Zimbabwe (ZDF) pour réprimer les éléments bruyants dans les rues », a déclaré le communiqué. L’inspecteur général de la ZDF, le major général Douglas Nyikayaramba, a déclaré la semaine dernière, que si les forces armées n’étaient pas intervenues, le pays aurait été pillé.

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