Tunisie: un homosexuel emprisonné, après avoir porté plainte pour viol 

La Tunisie fait partie des pays de l’Afrique, où l’homosexualité est fortement réprimandé, et même passible de peines de prison. Chose dont a été victime un citoyen, qui s’est fait piéger et violé par deux homosexuels comme lui.

6 mois de prison pour la victime qui a porté plainte, et même peine plus 15 jours, pour violences et un mois et demi pour vol à ses agresseurs. Telle est la sentence qui a été prononcée contre des homosexuels en Tunisie, par le parquet de Sfax. En effet, la victime a rencontré un homosexuel et pris rendez-vous avec ce dernier sur les réseaux sociaux.

Mais à sa grande surprise, une fois sur les lieux du rendez-vous, il se retrouve face à deux hommes. Ces derniers, tous homosexuels, l’ont agressé, violé puis volé ses effets. La victime s’est alors plainte au commissariat de police. Une fois là-bas, le procureur a ordonné un test anal pour établir, s’il avait déjà eu des relations homosexuelles par le passé.

A la fin des examens anaux, le résultat a été positif. Ce qui a conduit le procureur à le condamner à six mois de prison pour sodomie, et deux mois pour dénonciations calomnieuses, puisque la cour estime qu’il ne s’agissait pas d’un viol, mais d’une dispute à la suite de la relation sexuelle. Les deux autres hommes ont quant à eux, été condamnés chacun à six mois de prison pour sodomie, 15 jours pour violences, et un mois et demi pour vol, a révélé l’association Shams, qui lutte pour les droits de l’homme en Tunisie.

Par ailleurs, dans un communiqué, l’Association tunisienne Damj défendant les droits des homosexuels, a dénoncé ce « genre de procès qui représente une violation flagrante aux droits de l’Homme et à la dignité morale ». Ce qui l’amène à appeler à « l’arrêt immédiat » de toutes les poursuites judiciaires se basant sur l’article 230, qui pénalise les rapports homosexuels et de la fin des examens anaux « humiliants ».

Toutefois, elle appelle aussi à « la révision de tous les textes juridiques discriminatoires qui vont contre la liberté et qui ne correspondent plus avec les libertés individuelles stipulées dans la nouvelle Constitution en Tunisie ».

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